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POT POURRI POLITIQUE sans PERIODICITE ni PRIORITE
PPPPP N° 401
Albert Soued et www.nuitdorient.com N° 401 16/06/26
- avec
des liens importants au bout
Autorité Palestinienne
- Efraim Inbar : Le déploiement actuel à Gaza visant à
défendre les localités frontalières proches du Hamas ne nécessite qu'un nombre
relativement restreint de soldats. Rouvrir le front à Gaza exigerait une
importante mobilisation des réserves et serait coûteux en vies humaines et en
ressources. L'argument en faveur d'une prise de contrôle totale de Gaza n'est
pas suffisamment convaincant à l'heure où les Israéliens aspirent à un certain
retour à la normale.
Une Gaza divisée
laissant le Hamas contrôler une partie du territoire perpétue également les
divisions au sein du mouvement national palestinien, principal adversaire historique
d'Israël, qui ne montre guère de signes d'apaisement de sa profonde hostilité
envers l'État hébreu. Cette approche reflète la stratégie israélienne à Gaza
suite à l'expulsion de l'Autorité palestinienne du territoire par le Hamas en
juin 2007. Cette politique de séparation a affaibli le mouvement national
palestinien et sa lutte pour la création d'un État, à laquelle s'oppose
actuellement une large majorité d'Israéliens qui ne sont pas convaincus que les
Palestiniens puissent devenir un voisin fiable dans un avenir proche
Les événements du 7
octobre 2023 ne constituaient pas un échec de la politique de séparation en
soi. L'échec résidait dans la complaisance des services de renseignement de
Tsahal et, plus largement, dans la politique de retenue et d'endiguement menée
par Israël.
La stratégie de séparation
a, à tort, adopté une approche de « silence pour silence », tolérant les
attaques de missiles répétées contre sa population civile tout en permettant au
Hamas d'accroître considérablement ses capacités militaires
.Israël n'a pas agi
avec suffisamment de fermeté pour empêcher cette montée en puissance. Dans un
conflit prolongé et insoluble, la « fauchage de
l'herbe » le recours périodique à la force militaire pour affaiblir les
capacités ennemies, rétablir une dissuasion temporaire et espacer les
affrontements violents est la seule approche viable face à des adversaires,
qu'il s'agisse d'États hostiles, d'organisations terroristes ou d'armées
terroristes.
Ce concept n'offre ni fin
définitive ni victoire décisive. Il exige une vigilance constante et des
actions périodiques, tout en reconnaissant que la menace peut toujours
ressurgir. À Gaza, Israël a négligé cet impératif.
- Les pays arabes du Golfe commencent à ouvrir les yeux sur
la question palestinienne ! «Le
Hamas a détruit Gaza » est la charge frontale d'un journaliste
koweïtien Ahmad Al-Jarallah, rédacteur en chef du
quotidien Al-Siyasa, qui accuse le Hamas de
trahison, de corruption personnelle et de destruction délibérée de la bande de
Gaza au profit de vaines promesses venues de Téhéran : « Lorsque des missiles et des drones iraniens se sont abattus sur les
pays arabes du Golfe , le Hamas a publié un communiqué de soutien à l'Iran,
sans condamner les attaques contre ces États
Ceux qui ont fait le plus de mal
à la cause palestinienne, qui l'ont détruite de fond en comble, ce sont
précisément ces gens-là, des factions et des organisations qui en tirent
profit. Regardez leur train de vie, leur opulence, les endroits où ils
résident. Ils mènent une guerre depuis leurs hôtels, pas une guerre de
tranchées. Tous sans exception. Les habitants de Gaza sont morts, tandis qu'eux
séjournent dans des palaces, voyagent en jets privés et engrangent des flux
d'argent ininterrompus. »
Évoquant Yahya Sinwar, l'éditorialiste a
été sans appel : « Sinwar s'est lancé dans l'offensive contre Israël
parce que l'Iran lui avait dit : Ouvre le front et nous te rejoindrons. C'était
un mensonge. Des promesses en l'air dans lesquelles ils tombent encore et
encore. Il a détruit Gaza pour de l'argent, des jets privés et des promesses
creuses d'un Iran qui s'est empressé de le trahir » - Al-Jarallah a également affirmé que la direction palestinienne
sabote de manière systématique toute perspective de règlement politique ou de
paix dans la région, uniquement par intérêt financier. Interrogé sur la
question de savoir s'il soutenait une normalisation des relations entre les
pays du Golfe et Israël, même sans reconnaissance préalable d'un État
palestinien, il a répondu sans hésiter : « Oui.
Jusqu'à présent, les Palestiniens ne sont qu'une marchandise. Où est Yasser
Arafat ? Qu'a-t-il accompli ? Où est Khaled Mechaal ?
Qu'ont-ils fait pour Gaza ? Elle n'a été que détruite, encore et encore. » Cet
entretien reflète un courant d'opinion qui gagne du terrain dans certains
médias du Golfe depuis le 7 octobre, en particulier dans les pays favorables à
une normalisation avec Israël » -Source IsraJ
Iran
- L'absence de stratégie
cohérente entre l'Iran, Washington, Jérusalem et la scène internationale permet
à Téhéran d'exploiter le chaos, de renforcer son discours de dissuasion et
d'orienter la guerre vers une issue plus dangereuse
Tandis que les dirigeants
américains tentent d'orienter le dialogue naissant entre les camps rivaux et
de maintenir à l'ordre du jour un éventuel accord pour mettre fin à la guerre
la réalité, dans son ensemble, demeure fragile et de plus en plus imprévisible.
Le premier et le plus
instable des théâtres d'opérations est l'Iran lui-même. L'influence croissante
des Gardiens de la révolution renforcée en partie par l'affaiblissement
d'éléments relativement plus pragmatiques a bouleversé l'équilibre interne du
régime.
Le second théâtre où ce
vide de leadership est manifeste est la politique étrangère américaine. Le défi
réside non seulement dans le style politique, mais aussi dans la difficulté de
maintenir une stratégie cohérente à long terme à l'égard de l'Iran et de ses
alliés régionaux. Le manque relatif de négociateurs chevronnés, familiers avec
le système iranien et les acteurs libanais, complique davantage la
transformation des actions tactiques en résultats diplomatiques durables.
Le troisième front est
Israël. Malgré ses capacités opérationnelles, Israël semble gérer le conflit
sans stratégie à long terme clairement définie, tant pour la campagne actuelle
que pour la suite. Les efforts visant à traduire la pression militaire en une
plus grande liberté d'action stratégique, notamment au Liban, demeurent
limités.
Enfin, la scène
internationale n'exerce qu'une faible influence stabilisatrice. Les
institutions multilatérales, dont l'ONU et l'AIEA, jouent un rôle marginal dans
l'orientation du conflit. Parallèlement, des acteurs mondiaux clés comme la
Russie et la Chine n'ont pas encore proposé de solutions viables pour une
désescalade, malgré leur alliance avec l'Iran. D'autres médiateurs, comme le
Pakistan, disposent de capacités limitées au regard de l'ampleur et de la
complexité du conflit.
- Mona Jafarian, cofondatrice «Femme Azadi »,
chroniqueuse, autrice de « je suis iranienne » et « mon
combat » : la république islamique publie un projet de mémorandum de
paix en 14 points avec les États-Unis, où devrais-je dire un projet de
capitulation totale de Trump.
Arieh Toledano :
Capitulation ou accord ? Si les informations publiées par lagence iranienne Mehr reflètent réellement laccord que ladministration Trump sapprête à signer, alors il ne sagit pas dun
accord de paix.
Il sagit dune reddition diplomatique face aux exigences de la République
islamique dIran.
Israël ne peut pas et ne se soumettra pas à un accord qui laisserait intactes
les capacités de destruction de ceux qui appellent ouvertement à son
élimination.
Il ne sagit pas dun débat diplomatique.
Il sagit dune question de survie nationale. Et lorsquil est question de
survie, aucun gouvernement israélien responsable ne délègue son avenir à la
signature des mollahs.
- Iraj Bazrgari,
écrivain engagé
poésie, récit, mémoire : Il y a
quelque chose de profondément amer, presque incompréhensible, à devoir rappeler
au monde cette évidence : un peuple dépossédé de son pays a le droit de le
reprendre. Ce nest pas une question politique. Cest un droit
humain fondamental : celui dun peuple de se libérer dun régime qui lopprime. Tous les pays du monde devraient le comprendre, le
respecter et cesser de détourner le regard.
Aujourdhui, je partage un extrait du
discours de la princesse Noor Pahlavi, qui rappelle
notre lutte inlassable pour la liberté. Ce peuple, fatigué de devoir se
justifier, veut enfin décider de son propre avenir. Noor
Pahlavi, juin 2026 :
« Avant de poursuivre, jaimerais répondre à
ce que certains dentre vous pensent peut-être. Mon nom de famille suscite
souvent des suppositions, alors je vais être parfaitement clair. Lobjectif de
mon père, ainsi que le nôtre en tant que famille, est unique : parvenir à une
transition vers des élections libres et équitables où les Iraniens décideront
eux-mêmes de leur avenir. Nous ne nous battons pas pour un trône ; nous nous
battons pour la liberté dun peuple qui en est privé depuis 47 ans. »
- Au cur de
Téhéran, sous le béton du Musée dart contemporain (TMoCA),
repose une collection de chefs-d'uvre occidentaux estimée aujourd'hui à plus
de 3 ou 4 milliards $. Parmi ces toiles et sculptures hautement surveillées par
le régime islamique se cache un secret encore plus sensible, une série d'uvres
signées par des artistes juifs de renommée internationale, et plus incroyable
encore, par des artistes israéliens comme Yaacov Agam. Comment ces pièces, devenues des tabous politiques
absolus pour la République islamique, ont-elles atterri dans les sous-sols de
Téhéran ?
En 2015, TMoCA se préparait à sortir de lombre une partie de sa
mirobolante collection cachée, comprenant des chefs-duvre de Picasso,
Gauguin, Chagall, Bacon et Warhol. La presse découvre alors que ce trésor doit
sa survie à un jeune gardien, Firouz Shabazi Moghadam. Aujourdhui
septuagénaire, celui-ci a uvré, quasiment seul, à son sauvetage. Resté seul
sur les lieux en pleine révolution islamique de 1979, deux ans après
louverture de létablissement, il la sauvé de miliciens islamistes prêts à le
réduire en cendres
Pour comprendre ce mystère, il faut remonter aux années 1970. L'Iran, dirigé
par le Shah Pahlavi, est alors en plein boom pétrolier. L'argent coule à flots.
L'impératrice Farah Pahlavi ambitionne de faire de Téhéran le phare culturel du
Moyen-Orient. Elle décide de créer un musée d'art contemporain et s'entoure
d'experts. Parmi eux, une figure clé : Donna Stein, une jeune et brillante
juive américaine. Consultante artistique, Donna Stein arpente les galeries
new-yorkaises et parisiennes pour le compte de la couronne iranienne. C'est en
grande partie grâce à son il et à ses recommandations que l'Iran acquiert des
chefs-d'uvre absolus de Pablo Picasso, Andy Warhol, Jackson Pollock, Mark
Rothko, Francis Bacon, ou encore Claude Monet.
www.israelmagazine.co.il
- Negar
Karamati, journaliste et ancienne rédactrice en chef
d'un journal en langue persane : « La société iranienne ne craint
plus la guerre. Des années de répression, d'exécutions, de corruption, de
pauvreté, de mensonges et d'humiliation ont poussé la société iranienne au bord
de la rupture. Nombre de jeunes Iraniens ne croient plus à la possibilité d'une
réforme de la République islamique de l'intérieur ».
LIran daujourdhui est
un pays suspendu entre explosion et oubli : une société exténuée qui ne
croit plus aux réformes, et un gouvernement qui ne comprend que le langage de
la force.
Le monde ne saisit
peut-être pas encore pleinement la gravité de cette crise, mais sous la surface
des villes iraniennes, quelque chose se dessine : la colère dune
génération qui na plus rien à perdre.
Et aujourdhui, plus que
jamais, la colère et la haine nationales envers la République islamique se sont
répandues à travers lIran, saccumulant silencieusement mais implacablement au
sein de la société.
Turquie
- Le ministre turc de
l'Intérieur Mustafa Çiftçi : « Un jour,
nous contrôlerons Jérusalem ».
Lors dun discours marqué
par une forte nostalgie de lépoque ottomane, devant les militants du parti au
pouvoir, il a présenté la Ville sainte comme lune des prochaines étapes du
renouveau géopolitique turc porté par Erdoğan.
« De la
même manière que nous avons vu la libération de Damas, dAlep et du Karabakh,
nous verrons un jour la libération de Jérusalem, comme par le passé, ces lieux
redeviendront les nôtres et reviendront sous lautorité de notre gouvernement
»
Le ministre a également
révélé quil nourrissait depuis longtemps une ambition symbolique liée à la
Ville sainte : « Lorsque jétais
gouverneur, javais une prière : « Seigneur, accorde-moi, ne serait-ce
quun jour, la fonction de gouverneur de Jérusalem ». Je crois que Dieu
nous montrera ces jours-là ».
Au-delà de Jérusalem,
Mustafa Çiftçi a développé une vision largement
inspirée de lhéritage ottoman, présentant la Turquie comme une puissance en
plein renouveau. Il a salué le président Recep Tayyip Erdoğan, qualifié de
« dirigeant mondial », et estimé que son pays connaissait aujourdhui sa
période de puissance la plus importante depuis plusieurs siècles.
Qatar
- Danny Zaken : Le Qatar offre une bouée de sauvetage à
léconomie iranienne en ruine. Il accordera à Téhéran une ligne de crédit
massive de 6 milliards $, destinée, du moins officiellement, aux seuls achats
civils. Cette aide vitale intervient alors que léconomie iranienne devrait se
contracter de 10 % cette année et figure parmi les pays les moins résilients au
monde. Les discussions entre les deux parties ont porté sur 12 milliards de
dollars déposés au Qatar. Ces fonds, provenant de Corée du Sud, font partie des
accords en cours délaboration. Le dépôt avait été gelé auparavant, lIran
nayant pas rempli les conditions requises pour son déblocage, en raison du
conflit armé. Les Iraniens ont tenté dobtenir le déblocage, au moins partiel,
de la somme en espèces.
Laccord-cadre approuvé
par le Qatar, prévoyant une ligne de crédit et des achats exclusivement via
Doha, instaure des mécanismes de contrôle répondant aux exigences américaines.
Il marque un changement de position par rapport à celle du président américain
Donald Trump, qui avait initialement conditionné tout
transfert de fonds à la remise par lIran de son stock duranium enrichi, une
mesure qui sétait heurtée à lopposition de hauts responsables du Corps des
gardiens de la révolution islamique.
Des dizaines de navires et
de pétroliers qataris transportant du pétrole et du gaz naturel liquéfié vers
lEurope et lExtrême-Orient, principalement la Chine et lInde, ont franchi le
détroit dOrmuz avec laccord de lIran et sans intervention de la marine
américaine.
Ce passage a été rendu
possible après que le Qatar ait transféré une aide financière à lIran déguisée
en paiements de transit et par dautres moyens, aidant ainsi le régime à faire
face aux sanctions. Les Américains nont pas empêché ces navires de passer,
malgré les paiements effectués à lIran et contrairement à la politique de
blocus déclarée.
Parallèlement, la
situation économique de lIran continue de se détériorer. Linflation semballe
et les prix des produits de première nécessité ont doublé depuis le début de
lannée. Même si un accord est signé permettant le déblocage des fonds gelés et
lexportation de pétrole, le pays aura du mal à se redresser sans
investissements étrangers et sans une aide extérieure généreuse.
Sans une sortie de son
isolement diplomatique et économique, le pays na aucune chance de
redressement.
Liban
- Le Hezbollah a diffusé
une vidéo affirmant qu'aucune « zone de sécurité », quelle que soit son
étendue, ne pourrait empêcher les alertes en Israël, sous-entendant ainsi les
attaques du groupe. La vidéo montrait des membres du Hezbollah à moto, circulant
en surface et dans un tunnel souterrain appartenant à l'organisation
terroriste.
Le Hezbollah a subi, et
subit encore, de lourdes pertes. Son pouvoir s'est également affaibli au Liban.
Mais il reste actif, comme en témoignent le nombre de tirs sur Israël et les
apparitions publiques de ses hauts responsables.
Il est vrai que le
Hezbollah produit une propagande abondante. Mais lorsque ce groupe terroriste
prend la parole, il affiche aussi ses intentions. Actuellement, ces intentions
consistent à poursuivre ses actions contre Israël à tout prix.
La propagande produite par
les ennemis d'Israël au Liban, en Iran, au Yémen et à Gaza a inondé Internet
durant les combats de ces dernières années. Il est évidemment inutile de
l'amplifier ou de republier des contenus hostiles, en particulier ceux qui
s'attaquent à l'existence même d'Israël ou qui montrent des frappes directes
contre les forces de Tsahal.
Cependant, ces contenus
doivent être interprétés comme des déclarations d'intention. L'autre camp, même
face à de lourdes pertes, n'abandonne pas véritablement ses ambitions. Il
l'affirme très clairement, et nous devons l'écouter, afin de ne pas pouvoir
prétendre plus tard ne pas être au courant.
Ces dernières années, nous
ne pouvons plus ignorer les menaces qui nous entourent, même si nous savons
tous qu'il s'agit de propagande. Les succès tactiques ne doivent pas nous
induire en erreur. Ce sont des étapes sur la bonne voie, mais seule une
stratégie globale peut engendrer un véritable changement, et c'est ce dont Israël
a besoin.
Nos ennemis, et nous
devons nous en souvenir, maîtrisent parfaitement l'art de la stratégie. Ce sont
des organisations terroristes dont les maîtres-mots sont, selon leurs propres
termes, la « patience » et la « constance », jusqu'à la victoire ou le «
martyre ».
Israël
- Selon les sondages, l'image d'Israël s'est fortement
dégradée auprès de presque tous les groupes démographiques occidentaux.
Environ 60 % des Américains ont une opinion négative de l'État juif et 37 % une
opinion positive, selon un sondage du Pew Research Center.
Pour la première fois dans l'histoire de ce sondage, les Américains sont plus
favorables aux Palestiniens qu'aux Israéliens.
- Mojtaba Khamenei réaffirme lobjectif iranien
de faire disparaître Israël dici 2040
Le fils
d'Ali Khamenei a repris dans un message récent l'un des piliers idéologiques de
la République islamique : la disparition d'Israël à l'horizon 2040.
Etats-Unis
- Rony Akrich, écrivain, essayiste israélien: Depuis le 7
octobre 2023, une vérité sest imposée avec une violence terrible : notre
puissance militaire est immense, mais elle ne suffit pas encore à produire une
sécurité durable. Elle frappe, elle détruit, elle neutralise, elle repousse,
elle empêche parfois le pire. Mais elle na pas encore résolu lessentiel :
lenvironnement stratégique total dans lequel Israël demeure enfermé
Israël ne peut donc pas seulement demander qui nous aidera. Il doit se demander
qui nous sommes lorsque personne ne peut décider à notre place.
Lerreur serait donc double. La première serait de croire que lAmérique nous
sauvera toujours. La seconde serait de croire que la seule force militaire nous
suffira. Israël a besoin dalliances, mais aussi dindépendance. Il a besoin
darmes, mais aussi dune pensée politique. Il a besoin de vaincre ses ennemis,
mais aussi de dire ce quil veut faire de Gaza, de la Judée-Samarie, de ses
frontières, de ses minorités, de son identité nationale, de sa justice
intérieure et de son avenir.
Une guerre sans horizon devient une répétition. Une victoire sans projet
devient une fatigue. Une puissance sans pensée finit par sépuiser dans sa
propre nécessité. Israël ne peut pas vivre éternellement de crise en crise, de
front en front, de riposte en riposte, de cessez-le-feu provisoire en guerre
différée. Il doit redevenir lauteur de son destin.
- Le vice-président américain Vance
aurait uvré au sabotage du renversement du régime iranien, en collaboration
avec Erdogan : une grave accusation dIsraël.
En
coulisses, le Mossad a promu un plan visant à renverser le régime iranien en
mobilisant des millions de combattants kurdes, mais le président des
États-Unis, Donald Trump, a opposé son veto à cette
initiative. Des responsables de la sécurité israélienne accusent le
vice-président JD Vance davoir divulgué le plan au
président turc Recep Tayyip
Erdoğan afin de le faire échouer. Une accusation
que lentourage de Vance a catégoriquement démentie.
Barnea
estime que si Trump maintient la pression économique
et militaire, le régime des ayatollahs pourrait seffondrer dans lannée. En
revanche, il avertit que la levée des sanctions apporterait de nouveaux flux
financiers à lIran et rendrait la tâche de renverser le régime beaucoup plus
complexe, notamment en raison de linstallation nucléaire souterraine fortifiée
appelée « Har HaMekoush »
(« la Montagne du Marteau »), qui na pas été frappée par voie aérienne.
- Richard
Prasquier : Si un accord est signé, on peut compter sur Trump pour expliquer quil na rien à voir avec les accords
du JCPOA qui portent la marque abhorrée de Obama.
Même en cas de
négociations à lévidence bâclées, Trump qui
par son indifférence à la vérité et son narcissisme exacerbé, sest forgé une
résilience exceptionnelle, croira et réussira à faire croire à ses
partisans que cet échec est une victoire.
Suivant le psychologue
américain Dan Mc Adam, qui a publié une étude sur lui, Trump
est un homme «à épisodes», sans
continuité narrative. Il vit chaque journée, détachée des autres, comme une
occasion de mise en scène personnelle, mais pas comme une étape dans un
processus coordonné à long terme.
Pour beaucoup de ceux qui
le soutiennent au contraire, et malgré ses indiscutables et massives failles
caractérielles, Trump a des lignes de force
déterminées et constantes. Le soutien à Israël en a indiscutablement fait
partie. Il faut espérer quil en est toujours de même, même si les Israéliens
doivent se mesurer à la réalité de la situation et à toutes les éventualités
possibles. Car pour Israël, espérer la paix avec le régime iranien tel quil
est serait une illusion impardonnable
.
- Lessor des drones explosifs pousse les armées à repenser
leurs systèmes de défense aérienne. En Israël comme ailleurs, les affrontements
récents ont mis en évidence un paradoxe stratégique : des appareils coûtant
parfois seulement quelques milliers de dollars peuvent contraindre les armées à
utiliser des missiles dinterception sophistiqués valant plusieurs dizaines,
voire des centaines de milliers $.
Selon
le Wall Street Journal, le Corps des Marines a récemment testé aux
Philippines un nouveau système mobile de défense aérienne baptisé MADIS (Marine Air Defense
Integrated System), conçu pour neutraliser les drones
à moindre coût.
Installé sur
des véhicules tactiques légers, le système combine plusieurs technologies :
radars de détection, capacités de brouillage électronique et canons capables de
tirer des munitions intelligentes de 30 mm. Contrairement aux projectiles
classiques, ces obus nont pas besoin de toucher directement leur cible. Grâce
à une fusée de proximité, ils explosent lorsquils sapprochent suffisamment du
drone, projetant un nuage déclats métalliques capable de le détruire en vol.
Lintérêt
principal de cette technologie réside dans son coût. Une interception
nécessitant plusieurs obus intelligents revient à environ 11 250$. Une
somme bien inférieure au prix de nombreux drones utilisés sur les théâtres
dopérations actuels. Les drones suicides Shahed de
fabrication iranienne sont ainsi estimés à environ 30 000 $ lunité, tandis que
certains petits drones explosifs employés par le Hezbollah ne coûtent que 1 500
à 5 000 $.
Le principal
obstacle concerne la production des fusées de proximité intégrées aux obus
intelligents. Ces composants électromécaniques complexes nécessitent des
capacités industrielles spécialisées, encore limitées aujourdhui. Pour faire
face à un conflit prolongé, les armées devraient disposer de stocks de
plusieurs centaines de milliers de munitions.
Conscients
de cet enjeu, plusieurs grands groupes américains de défense ont déjà commencé
à augmenter leurs capacités de production. Lobjectif est de disposer dune
solution capable de répondre à la multiplication des drones sur le champ de bataill, tout en évitant que le coût de leur interception
ne devienne lui-même un problème stratégique.
- « Shabbat
250 » : lAmérique inscrit le Shabbat dans son récit national. En
proclamant un « Shabbat 250 » à loccasion du 250ème
anniversaire des États-Unis, Donald Trump ne sest
pas contenté dajouter une célébration communautaire au calendrier américain:
pour la première fois dans lhistoire des États-Unis, le Shabbat institution
centrale du judaïsme est explicitement inscrit dans une proclamation
présidentielle comme moment national de repos, de réflexion et de gratitude.
France
- La Conférence de Paris et
l'industrie de la paix impliquant des dizaines de millions deuros. Le 12 juin 2025, le ministère français de l'Europe
et des Affaires étrangères a organisé à Paris une
conférence réunissant des dizaines de participants israéliens et
palestiniens sous la bannière du soutien à la paix et de la promotion de la
solution à deux États, en amont du sommet du G7 du 15 juin.
Lidée dimpliquer les
acteurs de la société civile des deux camps est intuitivement séduisante.
Diplomates, donateurs et journalistes sont naturellement attirés par les images
de Palestiniens et dIsraéliens assis ensemble, discutant de coexistence et de réconciliation.
Pourtant, derrière cette façade séduisante se cache une réalité que peu osent
aborder ouvertement. Ces trente dernières années, une « industrie de la paix » de plus en
plus fermée et professionnalisée s'est développée autour du conflit israélo-palestinien
Dans les salles de
conférence d'hôtels des capitales européennes, les participants discutent de
coexistence tandis que, sur le terrain, Palestiniens et Israéliens subissent
une séparation croissante. La violence s'intensifie. La polarisation politique
s'accentue. La méfiance mutuelle atteint des sommets. Pourtant, conférence
après conférence, des déclarations soigneusement rédigées célèbrent le dialogue
et réaffirment l'engagement en faveur de la paix. Chaque année, des dizaines de
millions d'euros sont investis dans des programmes
de coexistence israélo-palestinienne, financés en grande partie par
l'Union européenne et ses États membres. Récemment, une subvention européenne de 18 millions d'euros, administrée par
l'intermédiaire d'un organisme français, a été distribuée à des organisations
opérant au sein de cet écosystème.
Pays arabes
- Les
attaques iraniennes contre des usines de dessalement, des aéroports et des
infrastructures énergétiques ont mis en lumière les vulnérabilités des pays du
Golfe, perturbant l'approvisionnement alimentaire, faisant flamber les prix et
menaçant les moyens de subsistance de millions de personnes, des pays du Golfe
à l'Égypte et à la Jordanie.
Lorsque les États-Unis et
Israël ont lancé l'opération Epic Fury le 28 février,
l'attention s'est surtout portée sur les calculs militaires : bunkers
renforcés, comptage des centrifugeuses, neutralisation des centres de
commandement et de contrôle. On a sous-estimé la cible secondaire de Téhéran.
L'Iran ne s'est pas contenté de riposter contre les bases américaines. Il a
transformé les populations civiles du Golfe arabe et du Moyen-Orient en
instruments de pression.
Il en résulte un choc
humanitaire et économique qui remodèle aujourd'hui le tissu social de chaque
pays, du Koweït au Caire, de Doha à Amman, et ce, bien au-delà de tout
cessez-le-feu.
Corée du
sud
- La Corée du Sud est devenue le premier pays au monde à déployer
opérationnellement un système laser
destiné à intercepter des drones explosifs. Baptisé Cheongwang «Lumière du ciel ». Le système est déjà
installé sur plusieurs sites stratégiques, dont la protection de la présidence
à Séoul.
Le nouveau système utilise un laser à fibre de 20
kilowatts capable de détruire un drone en deux secondes à une distance de 2 à 3
kilomètres. Et chaque tir ne coûte qu'environ 1,5 $.
* * *
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au 16/06/2026
--
© par le groupe boaz, copyright autorisé sous réserve de mention de lauteur Albert Soued ou du site www.nuitdorient.com