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Tsedek-Info d'Israël n° 106 -- juillet août 2014

Pot Pourri Politique sans Périodicité ni Priorité -

n° 112 - le 29/06/14

La Dernière Carte d'Obama

Par J.R. Dunn

Adapté par Albert Soued, écrivain pour www.nuitdorient.com

19/6/14

Voir aussi une autre analyse et d'autres conclusions ici Cheval de Troie, dîtes vous ?

Avec l'effondrement de l'Irak en cours, en politique étrangère de l'histoire américaine, la pire finale vient de commencer. Si on regarde les erreurs commises dans ce domaine et dans d'autres par l'administration Obama, depuis 2009, ceci n'a rien de surprenant.

- L'aliénation délibérée du Royaume-Uni. Grâce aux efforts directs et malveillants du président Obama lui-même (le buste de Churchill enlevé à la Maison Blanche, …), l'alliance la plus ancienne et la plus féconde de l'âge moderne est entrée dans sa période la plus glaciale depuis la Guerre Civile ... au milieu d'un conflit de civilisation dans lequel le monde anglo-saxon représente l'unique opposition raisonnable.

- Le travail de sape délibéré d'Israël. Une fois de plus, un allié loyal et constant a été écarté, sans raison valable. Ici, en tant que représentant privilégié de l'Occident, un pays envers qui les États-Unis ont une dette morale incontestable. Il faut croire qu'après tout, Obama écoutait tous les sermons de Jeremiah Wright (son pasteur à Chicago).

- Le rejet de l'Inde. Bien que généralement négligé, ce rejet marque un coup fatal à une alliance qui promettait de sérieux avantages. L'administration Bush a beaucoup investi dans l'élargissement des relations avec la plus grande démocratie de l'Asie. Avec Obama, ces relations se sont effondrées, un camouflet évident dirigé contre George W. Bush.

- L'abandon de l'Afrique. Là aussi, Bush a fait un travail remarquable en ravivant l'engagement américain en Afrique, un effort qui a provoqué l'éloge même de ses ennemis politiques. Comme avec l'Inde, notre premier président issu d'Afrique l'a abandonnée, sans même jeter un deuxième coup d'oeil.

- Le rejet d'un revers de main de l'Europe Centrale. La Pologne (par le refus du système ABM) et la République tchèque (par le refus de l'alerte et du contrôle pour le même système) ont vu l'herbe coupée sous leurs pieds par Obama. Ce n'est pas une façon cavalière, ni intelligente de traiter les plus fidèles alliés dans cette région.

- La "remise à plat" avec la Russie. Il s'agit là du revirement le plus idiot et le moins renseigné de la politique d'après guerre froide, exécuté de façon lamentable et destiné évidemment à faire comprendre aux Russes combien les Américains se sentent mal à l'aise à propos des évènements de 1989 et qu'ils ne le referont plus. Acte récompensé par les invasions de la Géorgie et de l'Ukraine.

- L'apocalypse en Afrique du Nord. Nul doute qu'un jour, quelqu'un approfondira cet épisode et révélera ce qui s'est réellement passé. Les médias aujourd'hui sont trop occupés à s'en prendre aux contestataires conservateurs (tea parties). Il semble que ce soit le résultat d'un plan de "libération" des états de la côte Méditerranéenne - mélange d'alliés des États-Unis et de dictatures neutralisées - pour les transformer en démocraties de masse, sous le titre du "Printemps arabe". Ces "démocrates" étaient en fait presque tous associés à la Confrérie des Frères Musulmans ou à Al-Qaïda, libérant un tsunami qui menace aujourd'hui de se propager à travers le monde islamique. Comme à l'accoutumée, Obama a nié toute implication et s'est tenu à l'écart. On peut remercier Allah pour le réveil des Egyptiens.

- La démolition de la Syrie. C'est le résultat direct de la stratégie "printemps arabe". L'effondrement de la Syrie ajoute une humiliation à l'autre pour l'administration d'Obama, à l'image de l'attaque de Benghazi et de l'acquisition des armes de Qadhafi par Al-Qaeda. D'une manière imperceptible, le peuple de Syrie subit une catastrophe humanitaire équivalente à celle du Rwanda ou des Balkans, durant les années 90. Obama gère la situation avec le même dynamisme que Clinton à l'époque.

- Le refus d'appuyer la Révolution Verte en Iran. Ce refus reste un véritable mystère - pourquoi saper un soulèvement promettant d'évacuer la menace tangible d'une théocratie en Iran, puis se jeter 2 ans plus tard, sur quelque chose d'aussi stupide que le printemps arabe ? Peut-être que les futurs mémoires de Valérie Jarrett nous éclaireront un jour.

- Le refus de riposter à la menace nucléaire iranienne. Voir ci-dessus.

- L'effondrement de l'Iraq. C'est sans doute une autre occasion où Obama a cherché à ternir le succès de Bush. En interprétant mal l'accord sur le Statut des Forces Armées et en écartant toutes les occasions qui se présentaient pour influer sur le gouvernement Maliki, l'Administration américaine s'est tenue à l'écart, alors que Nouri al-Maliki, chef d'une tribu primitive en costume moderne, saccageait délibérément les laborieux statu quo (pour ne pas dire sanglants), installés après-guerre. Même l'homme le plus fin de son époque ne pouvait pas prévoir comment tout cela allait se terminer.

- La confrontation sur les mers de Chine. L'Administration a permis aux Chinois de s'en aller avec l'escroquerie du "territoire bleu", sans que cela ne leur coûte, et avec un prix élevé pour nos alliés les plus proches de la région. Je suppose que le projet stratégique de "pivoter vers le Pacifique" est encore à mi- chemin.

- Le viol de l'Ukraine. La seule raison qui n'a pas permis à Poutine de s'emparer du reste de l'Ukraine est sans doute qu'il n'a pas cru qu'il avait la permission de le faire. Vu la réaction de la Maison Blanche, il aurait pu réoccuper l'Ukraine, les républiques d'Asie, l'Alaska, et passer ensuite au Canada, sans s'inquiéter.

Nous avons ainsi plus qu'une bonne douzaine de cas. Nous pourrions continuer, bien sûr (l'Afghanistan n'a pas encore été mentionné), mais c'est plus que suffisant pour déduire que l'Administration Obama a été la pire en matière de politique étrangère dans toute l'Histoire américaine. Les tâtonnements de Madison vers la guerre de 1812, la position autoritaire de Wilson devant une participation à la Première Guerre mondiale, et le refus de Harding à prendre une part du fardeau d'après-guerre apparaissent comme des coups de génie à côté de l'Administration Obama.

Si une seule des catastrophes que nous avons citées avait eu lieu au cours d'une précédente présidence, des hurlements de désastre auraient été entendus très haut dans le Ciel. Toutes prises ensemble, elles sont sans précédent. Bismarck a dit un jour, "Dieu s'occupe des ivrognes, des enfants et des États-Unis d'Amérique". Le Tout-Puissant a apparemment été très occupé dans les bars et les terrains de jeux depuis 2009.

En examinant le bilan exposé ainsi, il est tout à fait compréhensible que les plus hystériques (1) d'entre nous, insistent pour dire qu'il s'agit d'un complot programmé, et qu'Obama est un méchant super James Bond décidé à ruiner la civilisation occidentale. Mais en fait, c'est le résultat d'idées gauchistes très anciennes, en matière de politique étrangère et qu'on peut résumer ainsi: a) L'Amérique est à la source de tous les maux du monde. b) Enlever l'influence américaine et le monde se transformera aussitôt en un modus vivendi humaniste et collectiviste.

-- Il y a aussi un troisième concept c) qu'on pourrait ajouter : l'idée que les femmes, avec leur pratique et leur compassion, une fois en charge des relations internationales, pourront remettre les choses en ordre, là où les hommes ont échoué depuis des millénaires. C'est pourquoi Obama avait recruté Hillary Clinton, égocentrique incompétente, qui n'a d'égal que lui-même, puis Susan Rice, qui semble toujours perdue quelque part entre la confusion et la stupéfaction, et Samantha Power, dont la doctrine "la responsabilité de protéger" a étrangement disparu quand il a fallu expliquer et défendre l'hésitation de l'Administration d'Obama à intervenir en Syrie. Les résultats parlent d'eux-mêmes --

Voilà le programme que Barack Obama a mis en œuvre (2). Voilà le fondement des doctrines "diriger en restant derrière", "la remise à plat", les divers "Printemps et Aurores", et l'abandon de la Grande-Bretagne, d'Israël, de la Pologne, de la République tchèque, de l'Inde, de l'Iraq et de l'Afghanistan. Le résultat est que tout étudiant en histoire pourra vous le dire : invasion, brutalité et génocide. Tout au long de l'histoire, le seul moyen pour obtenir la paix avec succès a été d'avoir "un super-état" : Perse, Rome, Empire Ottoman, Angleterre, États-Unis d'Amérique. Une puissance dominante doit agir comme la puissance dominante ou comme rien. Perdu dans ses rêveries des années 1970, Obama a fait le choix du nihilisme, et maintenant des millions d'êtres humains vont payer pour ces erreurs.

Que peut-on faire ? Très peu de choses, à ce stade. Envisager quelque autre démarche, c'est faire l'hypothèse que cet équipage de perdants - Obama, Hagel, Rice, Power, et une caste de milliers d'autres - puissent d'abord défaire ce qu'il a fait par sa stupidité et son propre délire --. C'est supposer que vous pouvez attirer l'attention d'Obama, sans demander des frappes aériennes contre tous les parcours de golf de la planète --.

Avec l'effondrement imminent de l'Iraq, l'avalanche est en cours et ne peut être arrêtée. La meilleure stratégie consiste à sortir du jeu et se préparer à ramasser les morceaux. Un homme sage - comme Calvin Coolidge -- disait un jour que "si vous voyez dix dangers poindre sur la route, soyez certain que neuf d'entre eux finiront dans un fossé, avant de vous atteindre". C'est la simple vérité. Toutes ces catastrophes ne se réaliseront pas complètement. Certaines se neutraliseront entre elles. D'autres, comme le retour de la Russie à l'agression style soviétique, sont susceptibles d'être le paroxysme final avant que les Russes ne reprennent leur voyage pour rejoindre les Sumériens et les Cananéens. Il faut choisir les problèmes les plus urgents et les résoudre d'abord - avec en tête de la liste, les armes nucléaires iraniennes. L'Iraq devrait être mis de côté. Allant vers une économie à base de gaz naturel, l'Iraq " ne vaut pas les os d'un seul fantassin du Nebraska", pour paraphraser un expert en politique étrangère cité précédemment. (Une pensée ici pour les 275 soldats qu'Obama a jugé bon de jeter dans le chaudron)

Le reste devra échouer - et c'est l'aspect le plus honteux. Il appartient à une superpuissance de maintenir l'ordre, d'assurer que la bouilloire n'atteint jamais une pleine ébullition, que les bandits et les fous restent incarcérés. C'est le rôle que les États-Unis ont joué depuis la Seconde Guerre mondiale, pas toujours parfaitement et pas toujours bien, mais mieux que dans toute l'histoire humaine, triste et terrible.

Ce pays a quitté son rôle, à cause des actions d'un homme-enfant, doté d'une mentalité de collégien du premier cycle, drogué. Les Américains devraient être reconnaissants qu'ils ne soient pas contraints de payer toute la note. Le temps du dédommagement pour ces erreurs viendra, une fois que l'administration se débarrassera du troupeau actuel de féministes en pleurs, de simplets de bled et de vendus (à la mafia) de Chicago. Les États-Unis restent l'État le plus puissant de l'histoire; il n'y a pas de remplaçant. Finalement - et le plus tôt sera le mieux - les États-Unis reprendront leur ancien rôle, pour la simple raison que personne d'autre ne pourra le faire. Mais un point doit être clair : la catastrophe actuelle est la conséquence directe, non seulement de l'action de Barack Obama, mais de la doctrine qui l'a fasciné. Cette même situation s'est produite déjà, au cours des années 1970. La même attitude exacte, le même mépris pour la puissance américaine, les mêmes rêveries sans fin, du pays imaginaire d'amitié d'Eloi et de fraternité. Elles ont été adoptées en totalité par Jimmy Carter, qui a suivi l'utopie d'annuler l'influence américaine et de réduire les dépenses de la défense américaine. Le résultat a été la chute de l'Éthiopie et du Nicaragua, la saisie du Zimbabwe par Robert Mugabe, et l'invasion de l'Afghanistan par l'URSS - selon l'expression symbolique de "chute des dominos" qui avait fait rire la gauche américaine quelques années plus tôt. Au lieu de jeter la responsabilité sur Carter et ses partisans de gauche, les médias, l'Université et les intellos, et les Démocrates avaient attaqué Ronald Reagan, dans ses tentatives ardues et finalement réussies, de remettre les choses en ordre. La mentalité de gauche a donc survécu à la débâcle des années 70, pour réapparaître sous Obama.

Cette idéologie élitiste, meurtrière, et imbécile doit être enterrée. Le monde est au bord d'une nouvelle renaissance, fondée sur des avancées technologiques incroyables et une compréhension mûrie de la condition humaine. Les États-Unis sont l'instrument pour y parvenir. Le seul élément qui les retient, c'est la gauche occidentale qui, sous Obama, a misé son dernier dollar et regarde comment il lui est arraché.

La gauche est en faillite dans tous les sens imaginables. Il est temps de la tirer hors de la table et hors du jeu.

Notes de www.nuitdorient.com

(1) D'autres hypothèses ont cours et elles n'ont rien d'hystérique: Cheval de Troie, dîtes vous ?

(2) Sciemment ou sous l'influence de son éducation et de ses fréquentations.

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