www.nuitdorient.com

accueil -- nous écrire -- liens -- s'inscrire -- site

POT POURRI POLITIQUE sans PERIODICITE ni PRIORITE

PPPPP N° 396

Albert Soued et www.nuitdorient.com396 – 30/03/26

- avec des liens importants au bout –

Autorité Palestinienne (AP)

Bill Clinton a pris la parole lors d’un rassemblement de Kamala Harris dans le Michigan.

 « La seule fois où Yasser Arafat ne m’a pas dit la vérité, c’est lorsqu’il m’a promis qu’il accepterait l’accord de paix que nous avions conclu, qui aurait donné aux Palestiniens un État sur 96 % de la Rive Ouest et 4 % d’Israël, et qui leur aurait permis de choisir l’emplacement de ces 4 % d’Israël. Ils auraient donc eu effectivement une terre sur toute la Rive Ouest. Ils auraient eu une capitale à Jérusalem-Est.

J’ai du mal à en parler…. Tout cela a été proposé. Et ce fut confirmé par le Premier ministre israélien, Ehud Barak, et son cabinet. Et les Palestiniens ont dit non.

Je pense que cela s’explique en partie par le fait que le Hamas ne se souciait pas d’une patrie pour les Palestiniens. Ils voulaient tuer des Israéliens et rendre Israël inhabitable.

J’ai une nouvelle pour eux : [les juifs] étaient là avant que leur foi [islamique] n’existe.

Ils étaient là. À l’époque du roi David, dans les tribus les plus méridionales, Hadjardia et Samaria ».

 

Iran

- Les motivations profondes de l’hostilité iranienne envers Israël trouvent leurs racines dans plusieurs facteurs. Sur le plan idéologique, la République islamique issue de la révolution de 1979 considère l’État hébreu comme une puissance étrangère implantée au cœur du Moyen-Orient. À cela s’ajoutent des éléments historiques et politiques, notamment le soutien qu’Israël avait apporté au Shah d’Iran avant la révolution islamique. Enfin, certains aspects religieux et doctrinaux contribuent à nourrir un discours particulièrement virulent contre Israël dans la rhétorique officielle du régime.

- Israël frappe durement les Bassidji, y compris avec des drones. Véritable machine de répression du régime, les Bassidji sont la nouvelle cible de Tsahal. L’affaiblissement de cette unité des Gardiens de la révolution islamique est indispensable à l’objectif de guerre : permettre les conditions du renversement de la dictature des mollahs.

Cette police politique du régime, responsable de nombreuses répressions, recrute ses membres extrêmement jeunes (au lycée, voire, selon certains rapports, dès l’enfance). Ils sont notamment accusés d’avoir participé aux massacres de janvier dernier. Leur réputation sanguinaire n’est pas usurpée : ils sont aussi connus pour pratiquer des violences sexuelles, parfois présentées comme des « punitions pour les vierges ».

L’unité revendique plus de 90 000 membres actifs et plus d’un million de réservistes mobilisables en cas de crise.

Véritable organisation paramilitaire, l’unité quadrille toute la société iranienne, telle une Gestapo ou une Stasi des temps modernes, avec des sections présentes dans tous les compartiments de la société : lycées, universités, entreprises, etc.

Bien qu’ils soient souvent en uniforme, certains se fondent dans la foule et patrouillent dans les rues de Téhéran, afin d’arrêter et de dissuader toute révolte.

Mais c’est là que les renforts venus du ciel entrent en jeu : désormais, chaque fois que les Bassidji établiront un barrage routier, ils pourraient devenir la cible de drones israéliens et subir le même sort que les combattants du Hamas ou du Hezbollah, frappés par l’armée de l’air israélienne. Une intervention au sol serait sans doute nécessaire pour leur porter le coup de grâce en armant les manifestants iraniens.

C’est  l’objectif annoncé par le Premier ministre Benjamin Netanyahu : « créer les conditions du renversement du régime ».

- L’une des principales questions concerne la capacité de l’Iran à poursuivre ses attaques de missiles. Contrairement à certaines attentes, il est peu probable que Téhéran manque rapidement de projectiles. Les estimations militaires évoquent un arsenal important, dont une partie reste intacte malgré les frappes israéliennes. Même un nombre relativement limité de missiles peut suffire à perturber fortement la vie d’un pays, en particulier lorsque ces attaques visent des centres urbains ou des infrastructures stratégiques. Les responsables sécuritaires israéliens rappellent ainsi que quelques centaines de missiles pourraient déjà représenter une menace majeure pour la région.

- Les Gardiens de la révolution islamique ont déployé un réseau sophistiqué de caméras reliées à un système d’intelligence artificielle capable de détecter et d’analyser les mouvements d’aéronefs dans tout le pays, particulièrement sur les axes aériens stratégiques et sensibles.

- Pour les États du Golfe comme pour Israël, la menace ne se limite plus aux missiles balistiques déjà utilisés contre leur territoire. Le risque d’un arsenal non conventionnel reste au cœur des préoccupations, en particulier dans l’hypothèse d’un accord mettant fin à la guerre sans régler la question du nucléaire iranien.

La crainte principale est qu’un cessez-le-feu négocié par Donald Trump intervienne sans encadrement strict des stocks d’uranium enrichi, laissant à Téhéran une capacité de nuisance stratégique durable.

Cette position a été clairement formulée par l’ambassadeur des Émirats arabes unis aux États-Unis, qui a averti dans une tribune que « mettre fin aux combats ne suffira pas ».

Selon lui, tout accord devra impérativement traiter l’ensemble des menaces posées par l’Iran : programme nucléaire, missiles balistiques, drones, réseaux de proxies et contrôle des routes maritimes internationales

Les pays du Golfe, rejoints par la Jordanie, insistent désormais sur la nécessité d’un cadre de sécurité renforcé après la guerre, afin d’empêcher toute résurgence de la menace iranienne.

Avec la crainte qu’un arrêt prématuré des hostilités ne fige un statu quo dangereux, où l’Iran conserverait des capacités non conventionnelles susceptibles de menacer l’équilibre régional.

Des engins, qui combinent des explosifs conventionnels et matières radioactives, ne provoquent pas d’explosion nucléaire classique, mais visent à disperser des substances contaminantes, générant panique, dégâts économiques et impact psychologique massif.

- D'immenses flammes s'élèvent du complexe pénitentiaire d'Evin à Téhéran. De violentes émeutes et des révoltes de prisonniers se sont propagées aux principales prisons du pays, la situation sur le terrain indiquant une perte de contrôle manifeste de la part des autorités pénitentiaires.

La prison d'Evin, symbole le plus emblématique de la répression du régime, est devenue le principal foyer des émeutes. Les détenus sont parvenus à prendre le contrôle de certaines ailes et à déclencher des incendies dans l'enceinte, notamment grâce à l'utilisation de drones civils introduits clandestinement pour assurer la coordination entre les différentes ailes…

La gravité de la situation a contraint le commandement des Gardiens de la révolution à prendre une décision radicale : des unités spéciales ont été redéployées dans les principales villes avec pour mission de réprimer les soulèvements dans les prisons.        À Téhéran, la crainte d'une évasion massive de prisonniers est bien réelle. Un tel événement provoquerait d'immenses manifestations et paralyserait le pays. Des cas de gardiens de rang inférieur refusant d'ouvrir le feu ont déjà été constatés. La peur de représailles publiques au lendemain d'une chute du régime gagne du terrain au sein de l'organisation.

Les troubles ne se limitent pas à la capitale. Des informations similaires parviennent de centres de détention dans de nombreuses villes d'Iran. Craignant pour leur vie, de nombreux gardiens ont déserté leur poste….

Lorsque les barreaux tombent, la peur du public se dissipe. La désintégration du système carcéral indique que les forces de sécurité iraniennes ne sont plus en mesure d'imposer leur autorité au cœur de la capitale…

Les services de renseignement et les témoignages de terrain font état d'un phénomène de désertion généralisé parmi les soldats de base des Gardiens de la révolution et des forces Bassidji. Nombre d'entre eux refusent d'affronter les manifestants et les familles des prisonniers, par crainte des représailles après la chute du régime. Le manque d'effectifs sur le terrain paralyse la capacité de réaction de Téhéran. Le régime se retrouve avec un centre de commandement déconnecté, sans la base opérationnelle nécessaire pour imposer son autorité dans les rues.

- La stratégie variable de l'Iran. On constate un changement de stratégie de la part de Téhéran, qui souhaite gagner en précision, étendre la portée de ses missiles ou encore compliquer l’interception par les systèmes antimissiles israéliens. Au départ, l’Iran a tiré des missiles balistiques lourds dotés de charges supérieures à 500 kg, comme les Shahab-3, Ghadr ou Emad, afin de frapper fort et de tester les défenses israéliennes.

Puis la République islamique est montée en gamme avec des missiles plus avancés tels que le Khorramshahr, et surtout l’introduction d’ogives à fragmentation. Enfin, une troisième phase semble s’amorcer : l’Iran mélange désormais ogives lourdes de plus de 500 kg et charges plus légères, comme celle utilisée lors de la frappe du 24 mars.

En alternant ces attaques, Téhéran souhaite aussi préserver des missiles plus lourds. En envoyant des munitions à fragmentation et des bombes à sous-munitions, des dizaines de petites charges explosives se dispersent sur une vaste zone au lieu d’une ogive classique qui explose en un point. Par exemple, le Khorramshahr peut déployer jusqu’à 80 sous-munitions et donc couvrir parfois plusieurs hectares. Chaque sous-munition agit comme une bombe indépendante : certaines explosent à l’impact, d’autres pénètrent légèrement le sol ou les structures avant de détoner.

 

Irak

- Des convois de centaines de camions franchissent chaque nuit la frontière irakienne en direction du cœur de l'Iran, transportant avec eux le secret de la survie du régime des ayatollahs. Le mécanisme bien huilé de cette « machine à cash » qui brasse jusqu'à 15 milliards de dollars par an vient d'être mis au jour. Du trafic de pétrole frelaté au trafic de puces électroniques essentielles aux missiles : voici comment Téhéran parvient à relancer une économie en ruine.

Au cœur d'une région montagneuse et isolée à la frontière irano-irakienne, un réseau de contrebande stratégique est devenu la principale source de revenus du régime de Téhéran. Alors que l'Occident renforce son emprise économique et que le blocus naval se transforme en piège, ce point de passage terrestre constitue désormais le dernier cordon ombilical reliant l'Iran au monde extérieur…

Pour la communauté internationale, ce point de passage représente la plus grande brèche dans l'architecture des sanctions. Sous la pression croissante exercée sur l'Iran, le pays perfectionne sans relâche ses méthodes de contrebande sur cette route. La fermer est devenue une priorité stratégique absolue pour Washington, qui sait que tant que ce corridor restera actif, il sera impossible de soumettre économiquement le régime des ayatollahs.

 

Syrie

- Hier alliés indispensables contre la barbarie de Daech, aujourd’hui sacrifiés sur l’autel de la diplomatie : les Kurdes font une nouvelle fois les frais de la versatilité stratégique et de l’aveuglement des puissances occidentales.

Les terribles exactions commises contre les Kurdes par les islamistes de Syrie ne font pas la « une » des médias. Pourtant nous leur sommes redevables dans la lutte contre Daesh qui ensanglanta les rues de Paris. Les kurdes, hommes et femmes, ont été en première ligne, et le sont toujours, contre les génocidaires des Yézidis et de tant d’autres. Alors que leur sort se décide sous nos yeux, nous regardons ailleurs, maintenant que le travail semble achevé. Allons-nous les trahir comme par le passé avec la promesse non tenue d’un Etat, à la chute de l’empire Ottoman ? Ou fidèles à nos valeurs rembourserons-nous la dette imprescriptible que nous avons contractée ? L’histoire jugera !

Les Kurdes quant à eux représentent près de 10 % de la population du M-O (515 millions d’habitants), majoritairement répartis entre l’Irak et la Syrie, la Turquie et l’Iran. Ils pratiquent un islam tolérant et prônent l’égalité homme-femme, une cible toute désignée des « fous d’Allah ». Redoutables combattants, les occidentaux et les « pays sunnites modérés » ont fait alliance avec eux dans la lutte contre l’Etat islamique (EI ou ISIS)…

Si les relations avec Ankara sont toujours conflictuelles, les Kurdes ont démontré en Irak et en Syrie leur capacité à s’autogérer de manière efficace, inclusive et démocratique, tout en cultivant leur spécificité. Alors que ces mêmes pays étaient en proie à la guerre civile et aux assauts islamistes. Un panorama, de la Turquie à l’Iran et de leur contribution à la lutte contre l’EI permet de comprendre l’apport des Kurdes à la stabilité régionale et leur juste aspiration à l’autonomie/indépendance…

 

Qatar

- Giulio Meotti : Du caviar au Qatar. La gauche européenne a mal vieilli et a fini encore plus mal.

Laurent Joffrin a donné la meilleure définition du « caviar de la gauche » : « Une gauche qui dit ce qu’il faut faire, mais ne le fait pas ; qui aime le peuple, mais refuse de partager son sort ; qui vote avec les ouvriers, mais dîne avec la bourgeoisie » - Puis, la vieille ferveur égalitaire, jadis un opportunisme somptueux déguisé en raffinement culturel, s’est muée en une soumission complaisante aux puissances pétrolières et aux régimes autoritaires…

Comment est-il possible que tous ces libertins aient fini par travailler pour le Croissant ? Dominique de Villepin est devenu consultant pour des fonds souverains arabes. Laurent Fabius est devenu « le meilleur allié du Qatar à Paris ». Lorsque Martine Aubry, autre figure emblématique de ce caviar de mauvais goût, a rencontré un imam à Roubaix, celui-ci a exigé que la rencontre ait lieu dans le quartier musulman. Sa fille a ensuite voté contre la libération de Boualem Sansal.

Un aspect positif du scandale Epstein est la chute de cette monarchie de népotistes et d'opportunistes qui a contribué à la destruction de l'Europe. Il ne reste qu'un progressisme vidé de sa substance : indignation envers l'Occident, indulgence envers ses ennemis.

Le caviar a triomphé – et a laissé un goût amer à ceux qui l'ont servi trop longtemps. Il ne reste que l'arrière-goût rance d'une époque occidentale révolue

 

Israël

- Le Cabinet de sécurité israélien a décidé de prendre des décisions qui marquent une rupture historique dans la gestion de la Cisjordanie. Avec comme objectif d’étendre le contrôle d’Israël sur la Cisjordanie, notamment dans les zones théoriquement sous contrôle de l’Autorité palestinienne (zones A et B).

Le  statut des Zones A et B est modifié dans le but de supprimer des restrictions foncières datant de l’occupation jordanienne qui empêchent les Juifs d’acheter des terres dans ces zones A et B sous contrôle de l’Autorité palestinienne, et  à permettre à Israël d’y gérer des sites religieux.

Ces mesures faciliteront désormais l’acquisition de propriétés privées par des colons ou des organisations juives.

L’objectif est d’annexer « de facto »la Judée Samarie pour y instaurer une souveraineté israélienne de fait.

- Israël a cédé plus de 75 % de son territoire contre la paix. Pourtant, il n’a pas eu la paix

Israël a cédé plus de 66 000 kilomètres carrés de territoire depuis 1967. Cela représente plus de 75 % de son territoire. Pourtant, Israël n’a pas obtenu la paix.

Et on lui demande de recommencer. Donner la Judée Samarie pour la paix et la stabilité.

https://israel247.org/wp-content/uploads/2025/09/Israel-Surface-1967-vs-Now-1-533x800.jpg

Etats-Unis  

- Du podcasteur nationaliste blanc Nick Fuentes à Tucker Carlson, l’étoile médiatique du camp trumpiste, l’antisémitisme incendiaire d’extrême droite « Maga » (Make America Great Again) fracture la base trumpiste….

Fuentes apparaît comme un rejeton sombre de ­Carlson, tourmenté, en colère, ouvertement antisémite. Contrairement à Tucker Carlson qui a eu une vie politique et journalistique avant le trumpisme, c’est un pur produit du séisme populiste de 2016. Fuentes affirme qu’il faut être « exclusif », et se concentrer sur les chrétiens, pro-Blancs. Les « Juifs sionistes, qui contrôlent l’appareil médiatique… ont usurpé » le débat sur la définition de l’intérêt américain, « qui n’est pas de poursuivre l’aide à Israël », déclare-t-il, ne cessant d’y revenir….

Selon la sociologue Laura Fields, « Vance ne veut pas prendre position dans les batailles du Maga. Je ne dis pas que c’est un antisémite, je ne pense pas qu’il l’est, et je pense qu’il aimerait dire quelque chose contre Nick Fuentes, mais il ménage ses arrières »

Mais comment neutraliser le bulldozer Tucker Carlson ? Simone Rodan Benzaquen de l’Organisation des sionistes d’Amérique : « Le chaînon des chrétiens sionistes est clé. L’acharnement de Tucker sur ce sujet pose la question de sa motivation », pointant les liens troubles qui existent entre le célèbre influenceur et le Qatar, dont la force idéologique présente sur les campus américains, a beaucoup contribué à façonner la furie anti-israélienne.

- Netanyahu et Trump auraient convenu de mener une campagne de pression économique « sans merci » contre l’Iran. Le blocage des exportations de pétrole iranien vers la Chine est l'une des options envisagées.

Le secrétaire d’État américain Marco Rubio : « Je pense qu’il est assez clair que l’Iran ne sera jamais autorisé à posséder l’arme nucléaire, car cela constituerait une menace non seulement pour les États-Unis, l’Europe et la sécurité mondiale, mais aussi pour la région. Cela ne fait aucun doute. Ensuite, nous voulons évidemment avoir des forces dans la région, car l’Iran a montré sa volonté et sa capacité à attaquer et à frapper la présence américaine dans la région. Nous avons des bases en raison de nos alliances dans la région, et l’Iran a montré par le passé qu’il était prêt à nous attaquer et/ou à menacer nos bases. Nous devons donc disposer d’une puissance de feu suffisante dans la région pour nous assurer qu’ils ne commettent pas d’erreur, qu’ils ne s’en prennent pas à nous et qu’ils ne déclenchent pas un conflit plus important »

 

Chine

- Des dizaines de navires chinois sont déployés pour cartographier les fonds marins dans les océans Pacifique, Indien et Arctique. Ces explorations offrent à Pékin une image détaillée de l’environnement maritime où se dérouleraient les batailles sous-marines en cas de conflit avec les États-Unis.

Antisémitisme

- Melanie Phillips : « Le tsunami d'antisémitisme mondial qui a suivi le massacre d'Israéliens le 7 octobre 2023 et la guerre de Gaza qui s'en est suivie a suscité autant de perplexité que d'horreur face à la perversité même de cette malveillance.

Il apparaît désormais clairement que nous sommes confrontés à un comportement encore plus sinistre. De façon effroyable, le massacre de Juifs excite tellement un grand nombre de personnes qu'il les incite à réclamer davantage de sang.

Ce phénomène s'est manifesté dès le 7 octobre, lorsque des foules ont commencé à envahir les rues des villes occidentales en criant au génocide et en appelant à l'« intifada maintenant », alors même que les Israéliens combattaient encore les terroristes du Hamas responsables du massacre ».

Autrement dit, les attentats terroristes perpétrés contre les Juifs n'ont suscité ni sympathie ni horreur, mais au contraire une recrudescence de l'antisémitisme, même à l'étranger. Ce phénomène ne se limite pas à quelques excentriques et illuminés en marge de la société. Il concerne des milliers de personnes. Il n'y a rien de normal ni d'explicable là-dedans. C'est une forme de folie qui s'est largement répandue.

On peut invoquer de nombreuses raisons pour expliquer cette hostilité féroce et virulente. Il y a l'emprise du dogme « anticolonialiste », désormais monnaie courante dans les universités, ainsi que le réseau « intersectionnel » des groupes de victimes prétendument « opprimées ». Il y a aussi le fait que l'idée des Israéliens comme victimes ne doit pas entraver le récit de l'« oppresseur colonial »….

En fin de compte, cependant, cette obsession défie toute explication rationnelle car elle constitue une forme d'antisémitisme – une pathologie, une névrose paranoïaque, un dérèglement collectif qui défie toute raison.

Les antisémites pensent que leur heure est venue. S'ils s'acharnent maintenant sur les Juifs, alors qu'ils sont affaiblis et vulnérables, ils pourraient bien les faire disparaître complètement de leur esprit, de leur conscience et de leur monde.

Autrement dit, les Juifs sont confrontés à une guerre culturelle. La réponse appropriée à une telle guerre n'est ni de capituler ni de la détourner. C'est de riposter avec plus d'efficacité.

 

*  *  *

Liens récents à  www.nuitdorient.com/dernart20.htm   au 30/03/2026

©  par le groupe boaz, copyright autorisé sous réserve de mention de l’auteur Albert Soued ou du site www.nuitdorient.com