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Tsedek-Info
d'Israël n° 178 -- sept-oct 2026
Pot Pourri Politique sans Périodicité ni Priorité
-N°395 le
15/02/2026
Il
est Grand Temps de se Débarrasser des Mollahs
Par
Albert Soued, écrivain, http://symbole.chez.com
25/02/20256
Les
mollahs gouvernent l'Iran depuis 47 ans. En 1979 l'ayatollah Khomenei
a remplacé le shah d'Iran qui avait mal géré son pays. Deux actions ont
facilité cette rapide mutation. La France a hébergé l'ayatollah et l'a
ramené en Iran ; et les commerçants du bazar de Téhéran ou " bazarjis
" ont fait grève, en faveur de l'ayatollah.
Les
deux faits historiques
- Après avoir été contraint de quitter l'Irak, l'ayatollah Khomeini s'est
installé à Neauphle-le-Château, en banlieue parisienne, avec l'accord
des autorités françaises. Il y est resté environ quatre mois à partir
d'octobre 1978. Après la fuite du Shah et dans un contexte révolutionnaire,
l'ayatollah Khomeini a quitté Paris pour Téhéran le 1?? février 1979,
à bord d'un vol affrété par Air France et il est arrivé à Téhéran accueilli
par une immense foule.
Le
gouvernement français a permis à Khomeini de résider sur son sol et n'a
pas empêché son départ quand il a décidé de rentrer en Iran. Ce n'était
pas une opération de " transport secret " : il s'agissait d'un vol publiciste
avec journalistes et observateurs.
- De même, au cours de la révolution de 1978-1979, les commerçants des
bazars ou " bazarjis " ont joué un rôle majeur dans la mobilisation contre
le régime du shah, notamment en faisant grève et en fermant leurs boutiques,
ce qui a contribué à l'effondrement de l'autorité du Shah et à l'ascension
au pouvoir des mollahs.
Les
bazarjis n'étaient pas seulement des commerçants : ils formaient un réseau
influent de soutien économique et social aux milieux religieux opposés
au Shah. Ils finançaient des institutions religieuses, soutenaient les
familles des grévistes et des prisonniers. Cette collaboration avec les
religieux a aidé à soutenir durablement le mouvement, donnant aux manifestations
un poids structurel bien au-delà de simples rassemblements sporadiques.
La grève des bazarjis n'a pas été un simple évènement isolé, mais une
pièce centrale d'un mouvement plus large qui a aidé à saper le régime
du Shah et à ouvrir la voie au pouvoir des mollahs après 1979. Leur influence
tenait à la fois à la dimension économique (fermeture de bazars, soutien
financier) et à leur alliance avec les réseaux religieux opposés au pouvoir
monarchique.
Les
sanctions infligées à l'Iran
La
volonté inébranlable des mollahs d'obtenir l'hégémonie shiite de l'Iran
sur le Moyen Orient s'est concrétisée par la poursuite de l'enrichissement
de l'uranium en vue d'acquérir un arsenal nucléaire et le désir permanent
d'élimination de l'état d'Israël de la région.
Cette
volonté des mollahs a entraîné des sanctions américaines qui ont plongé
l'économie iranienne dans une récession sévère, avec un PIB en contraction
et de fortes pressions sur le marché intérieur. Elles ont provoqué une
inflation galopante, notamment celle des prix des denrées alimentaires
et une monnaie fortement dépréciée, le rial ayant perdu une très grande
partie de sa valeur face au dollar, réduisant significativement le pouvoir
d'achat des ménages. Les sanctions dans les secteurs bancaire et énergétique
ont limité l'accès aux devises étrangères et rendu plus difficile l'importation
de biens, y compris des médicaments et des pièces détachées essentielles.
Les
conséquences sociales sont la pauvreté, le chômage et les tensions. Les
restrictions sur les exportations de pétrole et l'accès aux marchés financiers
ont réduit les recettes publiques, entraîné une hausse du chômage et poussé
davantage de familles sous le seuil de pauvreté.
Face
à la montée des prix, certaines familles ont recouru à des plans de paiement
pour les courses ou dû multiplier les emplois pour survivre, signes d'une
détérioration profonde du niveau de vie. La dégradation économique alimente
le mécontentement populaire. Des manifestations, parfois réprimées brutalement,
ont eu lieu dans plusieurs villes. Les facteurs aggravants sont l'isolement
financier et commercial.
Alors
que Téhéran tente de renforcer ses liens commerciaux avec la Chine, la
Russie et d'autres pays, cela n'a pas suffi à compenser la perte de marchés
et de revenus causée par les sanctions.
En
Iran, les mollahs résistent au changement
L'Iran
est actuellement secoué par de nouvelles manifestations anti-régime dans
plusieurs villes, notamment parmi les étudiants et les jeunes, malgré
une répression sévère de l'État. En janvier, on a compté 35 000 citoyens
tués par l'Etat en deux jours.
Le
régime des mollahs se maintient au pouvoir, mais est considéré comme affaibli
et sous pression, face à la contestation intérieure et aux sanctions internationales.
Des voix politiques en Occident affirment que le changement ne peut pas
être imposé de l'extérieur et doit venir des Iraniens eux-mêmes. D'autres
analystes estiment que la position de Téhéran ressemble aujourd'hui à
celle d'un État assiégé, ce qui complexifie toute stratégie de changement.
Le
" régime des mollahs " est la forme de gouvernement théocratique qui dirige
l'Iran depuis 1979. Il est ancré dans des institutions - Armée, Gardiens
de la Révolution, milice " basiji " de contrôle de la population, système
judiciaire islamique etc. - qui ne se dissolvent pas facilement. Changer
un régime établi est une entreprise historique, politique et sociale majeure,
qui dépend de multiples facteurs : volonté populaire, capacités d'organisation,
soutien international, cohésion de l'élite dirigeante, système de renseignement
etc… Il n'existe aucune méthode simple, ni " plan secret " applicable
sur commande.
Dans
l'histoire contemporaine, les régimes ont généralement changé dans un
pays de trois façons principales :
1-
Pression populaire organisée à l'intérieur du pays. Les manifestations
de masse, les grèves, les mouvements civiques non-violents ont parfois
abouti à des transformations. En Iran, des tentatives de ce type ont eu
lieu à plusieurs reprises (2019, 2022, 2025/6…), mobilisant des millions
précisément contre le système théocratique. Cela nécessite de la cohésion,
une organisation, un leadership et une endurance sur le long terme. Les
avantages sont que le changement est porté par les Iraniens eux-mêmes
avec une légitimité démocratique, avec les risques d'une répression violente
possible, un manque d'organisation centralisée et une fragmentation des
opposants.
2-
Un changement peut venir d'une transition interne au sein du régime, d'un
réalignement des élites politiques et militaires (réformistes vs. conservateurs,
faction contre faction…). Certaines analyses évoquent que les changements
dans les structures de sécurité iraniennes pourraient influer sur l'équilibre
du pouvoir. Ce type de changement ne garantit pas l'instauration d'un
système démocratique ou plus libre ; il peut aboutir à un régime autoritaire
différent.
3.
Intervention extérieure par des sanctions économiques, un dialogue diplomatique
et des accords internationaux peuvent affaiblir un régime ou encourager
des concessions.
Comment
se débarrasser du régime des mollahs en Iran
Comme
le régime des mollahs est apocalyptique, préférant la mort à la vie, il
n'abandonnera jamais ses deux objectifs primordiaux, l'arsenal nucléaire
et l'élimination d'Israël. Pour s'en débarrasser, il faut une association
étroite entre un soulèvement intérieur du peuple et une intervention militaire
occidentale décisive, plus complète que celle des 12 jours de juin 2005,
aidés d'agents de renseignement infiltrés ou locaux.
Selon
Sadegh Zibakalam, professeur de sciences politiques à Téhéran, 70 % des
Iraniens voteraient pour destituer le régime.
La
destitution du régime entraînera la chute des 7 entités " proxy " financées
et entraînées par l'Iran qui encerclent Israël. Un nouveau Moyen Orient
verra le jour avec la fin des conflits meurtriers qui gangrènent la région
et " une côte d'azur à Gaza " etc..
***
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le Moyen-Orient verra-t-il la paix ? ”
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