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Tsedek-Info d'Israël n° 180
janv-fev 2027
Tsedek Info PPPPP Archives Derniers Articles Parus
Distinctions &
performances
- Dans la piscine de Tokyo, la nageuse Aviv Barzelay s’est qualifiée
pour les demi-finales de l’épreuve du 200 mètres dos féminin aux Jeux
olympiques, tandis que l’équipe mixte israélienne du 4X100 m quatre nages
individuelles se qualifie pour une finale historique. Il s’agit de la quatrième
finale olympique dans l’histoire pour les nageurs israéliens et de la deuxième
dans ces Jeux, après la finale de Gorbenko dans le
100 mètres dos.
- Lors
des Championnats d’Europe de planche à voile disputés au Portugal, les
véliplanchistes israéliennes ont brillé avec un doublé en tête du classement
féminin. Tamar Steinberg s’est imposée et décroche le titre continental, tandis
que sa compatriote Shahar Tibi
termine à la deuxième place, offrant à Israël la médaille d’argent. Autre
performance notable: Daniela Peleg prend la quatrième
place, juste derrière l’Espagnole Pilar Lamadrid,
médaillée de bronze.
- Manor décroche le bronze au Jiu-jitsu, à Abou Dhabi.
- L'Université
de Tel Aviv (7ème rang) et le Technion (10ème rang) figurent parmi les 10 meilleures universités
mondiales pour les fondateurs de startups, selon le dernier classement publié
par Andreessen Horowitz. Au cours de la dernière
décennie, les anciens élèves de ces deux institutions israéliennes ont fondé
plus de 1 600 startups et levé plus de 50 milliards de dollars. Les
entrepreneurs israéliens se distinguent particulièrement dans des domaines de
l'IA tels que la cybersécurité et la vision par
ordinateur.
- Israël remporte l'or et l'argent à la Coupe
d'Europe de gymnastique rythmique. Daniela Munits de Petah Tikva a décroché deux médailles d'or à la
Coupe d'Europe de Bakou, tandis que l'équipe nationale a remporté l'argent au
cross-country et l'or aux cinq ballons.
- Shulamit Michaeli reçoit le prix Israël 2026 en
sciences de la vie pour ses recherches pionnières sur l'ARN parasitaire. Ses
travaux ont permis de mieux comprendre les maladies infectieuses et pourraient
mener à de nouveaux traitements.
- Israël, 2ème au monde dans
l’adoption de l’IA en entreprise. En moins d’un an, la part des entreprises
utilisant des technologies d’intelligence artificielle est passée de 28 % en
juin 2025 à 39 % en mars 2026, une hausse de près de 50 %.
- À
l'occasion du 78e anniversaire de l'indépendance d'Israël, Hodaya
Cohen, élève de première au lycée Ulpanat Baharan, remporte le
Concours biblique international pour la jeunesse juive qui s’est tenu au
Théâtre de Jérusalem ; Akiva
Schrier arrive en 2ème position. Seize adolescents de7 pays,
sélectionnés parmi des centaines de candidats issus des communautés juives du
monde entier, ont démontré leur connaissance approfondie de la Bible.
- « La
créativité est le fondement du judaïsme » : Yaacov
Agam, 97 ans père de l’art cinétique, reçoit le Prix
Israël dans le musée qui porte son nom et qu’il a contribué à concevoir, avant
la cérémonie de mercredi à Jérusalem, l’artiste de a séduit ses admirateurs -
et une journaliste du ToI
- L'équipe
masculine d'Israël de volley-ball s'est qualifiée pour le Final Four de la Ligue européenne. Un exploit inédit pour
la sélection israélienne, qui participera à trois compétitions continentales
consécutives, après l'Euro organisé en Israël en 2023.
- Tel Aviv se classe
au 4ème rang mondial des pôles de startups avec un écosystème valorisé à 250
milliards $. Selon le rapport annuel mondial de Startup Genome,
la valeur de l'écosystème de Tel Aviv a bondi de 162
% par rapport à son classement précédent, portée par l'IA, le big data, l'analyse de données, la cybersécurité
et les sciences de la vie. La ville se place ainsi juste derrière la Silicon Valley, New York et
Londres.
Startup Genome est un cabinet international de
recherche et de conseil spécialisé dans le développement des écosystèmes
d'innovation. Il est notamment connu pour son rapport annuel mondial sur les
écosystèmes de startups (GSER), qui classe les régions les plus dynamiques du
monde en matière d'entrepreneuriat technologique.
- Sept
médailles pour Israël aux Championnats d’Europe de gymnastique rythmique à
Varna, en Bulgarie, une médaille d’argent au classement général par nations
seniors et six médailles de bronze.
High Tech & Start-Up
- Elbit Systems développe de nouvelles technologies destinées à
neutraliser les drones explosifs utilisés par le Hezbollah.
Les drones FPV, (First person
view), sont manipulés sur une distance jusqu’à 15 km,
via un fil optique et une mini-camera embarquée. Le pilote dépose une
charge explosive de 1/6 kg dans des tranchées, sur des véhicules ou des
soldats, avec une grande précision, le FPV n’étant pas brouillable.
Ces drones sont très peu coûteux, utilisables en masse et pour le
moment difficiles à éviter.
Selon le directeur général Bezhalel Machlis, ces solutions
pourraient inclure des armes à énergie dirigée, notamment des systèmes laser
capables d’intercepter des drones kamikazes à faible coût : « Nous sommes très actifs dans le domaine des
armes à énergie comme les lasers …et
nous collaborons étroitement avec le ministère israélien de la Défense pour
répondre rapidement à cette menace ».
Depuis le cessez-le-feu au Liban, les
terroristes du Hezbollah ont multiplié les attaques à l’aide de drones
explosifs bon marché et difficiles à intercepter. Plusieurs soldats israéliens
ont été tués, pratquement un mort par jour en
moyenne. En attendant, l’armée israélienne utilise parfois des méthodes plus
rudimentaires, comme des filets, pour intercepter certains drones FPV guidés
par fibre optique.
- La start-up Remilk, issue de l'accélérateur de startups JumpTAU de l'Université de Tel-Aviv développe un
véritable lait sans vache grâce à une technologie à base de protéines de lait.
A l'échelle moléculaire, il s'agit donc bien d'un lait véritable, mais produit
à un coût environnemental et industriel bien moindre. Il présente de plus une
valeur nutritionnelle supérieure à celle du lait traditionnel, avec une teneur
en sucre réduite, et sans lactose. Sur le plan de la cacheroute
il est parfaitement "parvé" ou neutre.
Selon
Aviv Wolff et le Dr. Ori Cohavi, fondateurs de la startup, la nouvelle technologie
est susceptible de transformer l'industrie laitière et de renforcer la sécurité
alimentaire mondiale : « Nous ne
cherchions pas à fabriquer un simple lait alternatif de plus, mais à réinventer
l'industrie laitière de manière plus humaine et respectueuse de l'environnement
»
- Dans la catégorie des plus
de 78 kg, la judoka israélienne Raz Hershko a
remporté sa 2ème médaille d'or aux championnats d'Europe, dominant
la Française Léa Fontaine par un ippon décisif après seulement 52 secondes de
combat en finale.
- Le réchauffement climatique menace directement la production mondiale de
tomates, le légume le plus consommé au monde. La majorité des variétés
actuelles deviennent stériles dès que la température dépasse 35°C : les fleurs
tombent et la plante cesse de produire des fruits, provoquant pertes de
récoltes, pénuries et hausse des prix alimentaires.
Des tomates résistantes à 45°C est l'innovation
qui pourrait transformer l'agriculture mondiale. BF Agritech
propose une rupture technologique : au
lieu de protéger la plante de la chaleur, elle a développé un mécanisme
génétique permettant à la tomate de fructifier jusqu'à 45°C, et même en dessous
de 10°C.
BF Agritech ne
dépend pas d'une seule variété de tomates : elle dispose d'une banque génétique
de plusieurs milliers de lignées, à partir desquelles elle a déjà conçu un
portefeuille de variétés hybrides commercialisables, couvrant les principales
catégories de tomates consommées dans le monde.
Archéologie
- « Les
habitants de Motza, au Néolithique précéramique B,
étaient étonnamment capables de différencier la calcite de la dolomie et
utilisaient les deux matières dans la fabrication de leur plâtre »
- C’est le plus ancien cas connu
d’utilisation de cette technique de fabrication de plâtre attribuée aux Romains
et utilisée à Motza environ 8 000 ans plus tôt.
Vue partielle d’un
site néolithique (Nouvel Âge de Pierre), découvert lors de fouilles
archéologiques menées par l’Autorité des antiquités d’Israël près du carrefour
de Motza, à environ 5 km à l’ouest de Jérusalem
L'analyse du plâtre mis au jour lors des
fouilles à Motza (site datant d'environ 7100 à 6700
avant notre ère) a révélé des traces de dolomie cuite mélangée au plâtre. Or, à
cette époque, le plâtre standard était fabriqué à partir de calcite, la forme
minérale du carbonate de calcium présent dans le calcaire. Pour fabriquer ce
plâtre les habitants de Motza chauffaient la pierre
puis l'éteignaient avec de l'eau afin de créer la chaux, un liant polyvalent
qui durcissait en réabsorbant le dioxyde de carbone de l'air.
Séparation de la calcite et de la dolomite
Sur le site, les archéologues ont découvert
des fosses à feu peu profondes, d'environ 1,5 à 2,6 mètres de diamètre et d'une
cinquantaine de centimètres de profondeur, remplies de pierres brûlées et
disposées près des sols en plâtre. L'une des fosses contenait des pierres de
calcite, tandis que la fosse adjacente contenait de la dolomite. Cette
séparation, était intentionnelle, car la fabrication de chaux à partir de
dolomite est un processus plus complexe qu'à partir de calcite.
La principale différence réside dans le
contrôle des températures de cuisson. Si le feu est trop chaud, la dolomite se
décompose entièrement en oxydes instables ; s'il est trop froid, la
réaction ne se produit pas. Il est donc crucial de trouver et de maintenir la
température idéale (inférieure à 900 °C).
Les archéologues du site ont mis au jour deux
types distincts de sols en plâtre dolomitique.
Dans le premier, la dolomite était utilisée
uniquement comme agrégat, rapidement broyée et ajoutée au mélange de plâtre
calcaire. Dans le second, la dolomite utilisée dans les couches de base du
plâtre s'était reformée en cristaux, probablement après cuisson et ajout d'eau,
ce qui indique un « cycle complet dolomite-chaux ». Ce processus confère au
plâtre une résistance et une imperméabilité supérieures à celles d'un plâtre à
la chaux ordinaire.
L'utilisation de la dolomite pour la
fabrication du plâtre présente plusieurs avantages. 1. Dans les régions riches en dolomite, on
économise le coût et les efforts liés à l'approvisionnement en calcite ;
2. La dolomite calcine à une température
inférieure à celle de la calcite, ce qui permet de réduire la consommation de
combustible ;
3. Elle permet d'obtenir un plâtre plus
résistant et plus imperméable.
« Non
seulement ils ont utilisé la dolomite comme agrégat, mais ils ont également
développé et perfectionné son utilisation dans le liant malgré des difficultés
techniques. Ils ont peut-être réussi à fabriquer un plâtre dolomitique où la
dolomite est entièrement recristallisée avec la calcite, ce qui, à notre
connaissance, n'a été observé nulle part ailleurs. »
- Un tunnel antique, dont la
fonction et la datation demeurent encore mystérieuses, a été découvert près du
kibboutz Ramat Rachel, par les archéologues de l’Autorité israélienne des Antiquités (IAA).
Long
d’environ 50 mètres, le tunnel a été mis au jour lors de fouilles de
sauvetage menées avant la construction d’un nouveau quartier résidentiel dans
la zone. La loi impose des études archéologiques préalables à tout grand projet
de construction.
Israel Zinovi Matskevich, codirecteur
des fouilles : « Au début, nous pensions qu’il s’agissait d’une grotte
naturelle, mais nous avons rapidement réalisé que cela ne
pouvait pas être le cas.
La
construction d’un tel tunnel a nécessité des ressources importantes et une
main-d’œuvre considérable. Nous n’avons pas encore pu le
fouiller entièrement. Même pour nous, cela
représenterait un chantier colossal. Nous avons effectué plusieurs sondages et
constaté qu’à certains endroits, la hauteur sous plafond atteint près de cinq
mètres, ce qui est énorme. Nous avons alors commencé à nous demander quand ce tunnel avait été construit et dans quel but ».
Le
tunnel comprend notamment un escalier ainsi qu’une entrée aménagée. Interrogé sur la présence
d’objets permettant de dater précisément la structure, Matskevich
a expliqué que les archéologues avaient découvert des fragments de poterie
ainsi que des outils préhistoriques en silex datant du Néolithique, sans que
ceux-ci puissent être directement reliés à la construction du tunnel. Sa principale hypothèse est
que ce tunnel servait en réalité de carrière souterraine pour atteindre une
couche de calcaire tendre »
- La cité perdue de Bethsaïda,
mentionnée dans le Nouveau Testament et considérée comme le lieu de certains
des miracles les plus célèbres de Jésus-Christ, aurait enfin été découverte
après des années de fouilles archéologiques dans la région du lac de Tibériade.
Le site d’El-Araj, situé sur la rive nord-est du lac
de Tibériade, serait en réalité l’ancienne Bethsaïda
– le village où Jésus a guéri un aveugle et accompli certains de ses actes
missionnaires les plus connus.
Parmi les vestiges mis au jour on trouve les
ruines d’une église byzantine, une maison du Ier
siècle après J.-C. découverte sous ses fondations, d’anciens poids de pêche et
une mosaïque portant une inscription désignant saint Pierre comme « le chef des apôtres et le gardien des clés
du ciel ».
L’inscription
mentionnant Pierre avec son titre de « Détenteur des clés du Ciel » est encore
aujourd’hui le symbole du Vatican.
Stephen Notley,
directeur des fouilles : « D’un
point de vue archéologique, il est difficile de trouver de meilleures preuves….
L’accumulation de preuves confirme presque définitivement qu’Al-Araj est la
ville biblique de Sidon »
- Un mystère vieux de 2 100
ans a été mis au jour, celui du démantèlement à Jérusalem d’une grande muraille
fortifiée par ses habitants à l’époque hasmonéenne. Cet emplacement a ensuite
été enterré sous un palais royal. Cette section des remparts longue de plus de
40 m et large d’environ 5 m, a été découverte dans l’enceinte du complexe de la
Tour de David, dans la Vieille Ville, par l’Autorité israélienne des Antiquités
(IAA)
Selon
l’historien juif Flavius Josèphe, qui vivait au Iᵉʳ siècle de notre ère, pour
sauver Jérusalem, le chef hasmonéen Jean Hyrcan Iᵉʳ accepta de détruire les
fortifications de la ville et de verser à Antiochus
VII Sidetes 3 000 talents d’or, qu’il retira du
sépulcre du roi David. « Il détruisit les
fortifications qui entouraient la ville. Et dans ces conditions, Antiochus leva le siège et partit », écrit Josèphe dans
le livre XIII des « Antiquités des Juifs » (8/3).
Dr Amit Reem, codirecteur des
fouilles de l’IAA et archéologue en chef pour le district de Jérusalem :
Notre mur a été délibérément enfoui profondément dans les fondations du palais
d’Hérode, et la question est la suivante « pourquoi le roi Hérode n’a-t-il pas utilisé cet immense mur pour son
palais ou les remparts de sa ville ? Je pense que la réponse pourrait être
que le roi Hérode voulait à l’époque faire passer un message au peuple juif : « plus de rois juifs, plus de dynastie
hasmonéenne. Je suis là ». Hérode,
qui régnait sur la Judée en tant que roi vassal de l’Empire romain, descendait
d’Iduméens convertis au judaïsme du côté de son père, tandis que sa mère était
une Arabe d’origine probablement nabatéenne.
Des
archéologues ont mis au jour une partie des remparts de Jérusalem construits à
l’époque hasmonéenne dans le complexe du Musée de la Tour de David
Selon
Reem, compte tenu de la taille de la structure, le
mur a dû être construit lorsque la dynastie hasmonéenne était déjà bien
établie, soit au plus tôt vers 140 avant notre ère : « Josèphe a décrit cette fortification avec
beaucoup de précision, avec ses tours et ses portes…. Une largeur de cinq
mètres est vraiment énorme, et nous pensons que la hauteur d’origine du mur
était peut-être supérieure à celle du mur ottoman actuel »
Des
pointes de flèches et des pierres de catapulte datant de la période hasmonéenne
exposées au Musée de la Tour de David
- Une étude révèle qu'il y a 12 000 ans, les
adultes et les enfants natoufiens fabriquaient des bijoux en argile représentant
les plantes qu'ils consommaient - l'un des premiers exemples documentés
d'utilisation symbolique de l'argile.
Laurent Davin de
l’Université hébraïque de Jérusalem, auteur principal de l’étude : « Avant cette étude, nous ne connaissions que
quatre perles en argile datant de cette période dans le monde entier » -Des
chercheurs ont mis au jour la plus grande collection de 142 perles en argile
préhistoriques jamais répertoriée dans le monde, parmi les objets exhumés sur
plusieurs sites du nord d’Israël. L’idée derrière cette étude, c’était
d’étudier les débuts de l’utilisation symbolique de l’argile, que l’on pensait
auparavant liée à l’émergence d’un mode de vie agricole il y a environ 11 000
ans.
Une figurine en argile natoufienne vieille de
12 000 ans, provenant du site archéologique de Nahal Ein Gev II près du lac de
Tibériade, représentant une femme et une oie, ainsi qu’une reconstitution
artistique de la scène.
Il semble que l’argile ait constitué le
système commun et fondamental des ornements, un langage symbolique commun. De
nombreuses perles étaient également peintes en rouge à l’ocre, ce qui constitue
le plus ancien exemple documenté de la technique de l’engobe, qui consiste à
recouvrir la surface des objets d’une couche d’argile liquide.
Les Natoufiens vivaient au Levant à la toute
fin du Paléolithique, il y a environ 15 000 à 11 700 ans. Ils sont considérés
comme un maillon essentiel entre les derniers chasseurs-cueilleurs du
Paléolithique et les premiers agriculteurs du Néolithique. Ils avaient été les
premiers à vivre dans des campements sédentaires tout en conservant un mode de
vie de chasseurs-cueilleurs, sans cultiver leur propre nourriture.
Tous les sites dont les artefacts ont été examinés
dans le cadre de cette étude sont associés à la culture natoufienne. Leur
datation a été établie à partir de la datation au radiocarbone de dizaines
d’échantillons prélevés sur chaque site.
Certaines perles présentent des formes
géométriques, telles que des cylindres, des disques et des ellipses. Beaucoup
s’inspirent de plantes issues de l’environnement immédiat et du régime
alimentaire des communautés, notamment l’orge sauvage, l’engrain, les lentilles
et les pois. Cette caractéristique suggère que ces bijoux avaient une
signification symbolique, peut-être liée à la façon dont ces artisans
percevaient et exprimaient leur identité.
- Lors d'un week-end familial
organisé par une unité de réserve des parachutistes dans la région du cratère
Ramon, Dor Wolynitz, un garçon de 8 ans originaire de
Rehovot, a découvert un fragment de statuette antique spectaculaire, vieux de
plus de 1 700 ans.
Ce
petit fragment de statuette, mesurant environ 6×6 cm, représente une
partie d'une silhouette humaine. Les plis du tissu, finement sculptés, donnent
l'impression d'un manteau enveloppant le corps de lignes douces et fluides.
L'analyse du matériau par le géologue Nimrod Wieler, dans les laboratoires de l'Autorité des antiquités
d'Israël (AAI), a révélé qu'il s'agissait d'un minéral clair de type
phosphorite, courant dans la région du Néguev.
Akiva Goldenhersh, superviseur à l'unité de
prévention des vols d'antiquités de AAI : « Le style vestimentaire et
la sculpture sont caractéristiques de l'époque romaine. Le personnage est
représenté portant un lourd manteau appelé himation, sans chiton visible. La
finesse de la sculpture des plis et le choix d'un matériau aussi délicat
témoignent du grand talent de l'artiste »

- Trois jarres de stockage vieilles de plrès de 4 millénaires on été découvertes sur le site
archéologique de Shilo, à proximité de l’emplacement
traditionnellement identifié comme celui du Tabernacle biblique. La découverte
a été réalisée dans le cadre de fouilles menées conjointement par le site
touristique de l’ancienne Shilo, l’Association du
Tabernacle de Shilo et la Division d’archéologie du
ministère israélien du Patrimoine.
Dr Scott Stripling,
directeur des fouilles : « Ces
jarres, remarquablement conservées, nous offrent l’occasion d’étudier les
pratiques de stockage et de mieux comprendre l’économie locale de l’époque
» - Les archéologues espèrent notamment établir s’ils servaient à conserver du
vin, de l’huile d’olive ou d’autres produits agricoles.
- Découvert à Tel Eton, l'imposant
artefact, une pierre cultuelle rare datant de 2 750 ans, pourrait avoir été réutilisée après une répression religieuse en dehors du
Temple de Jérusalem, témoignant de la réforme biblique du roi Ézéchiel
Photographie
aérienne de la pièce B du bâtiment 101 à Tel Eton, dans la partie sud-est de la
Shéphélah judéenne en Israël. Dans le coin inférieur
gauche, les deux segments d'une pierre dressée d’1,4 mètre de haut et pesant
environ 750 kg, (massebah).
La pierre cultuelle découverte dans une demeure israélite
détruite par les Assyriens à la fin du 8ème siècle avant notre ère
pourrait bien contribuer à prouver l’historicité de la réforme religieuse menée
par le roi biblique Ézéchiel pour centraliser le culte juif dans le Temple de
Jérusalem, quelques années avant cela. Selon Pr Avraham Faust de l’université
Bar-Ilan, cette pierre pourrait avoir été brisée lorsqu’Ézéchiel a fait en
sorte de dissuader les pratiques dévotionnelles locales, comme le rapporte la
Bible. II Rois 18/3,4 : « [Ézéchiel] fit ce qui est droit aux yeux
de l’Éternel, tout comme l’avait fait David, son père. Il fit disparaître les
hauts lieux, brisa les statues (massebahs), abattit
les idoles »
Pr Faust : « Les pierres dressées étaient une caractéristique
religieuse courante dans l’ancien Moyen-Orient et au-delà, de la préhistoire à
une période beaucoup plus tardive, et elles sont attestées à la fois par des
découvertes archéologiques et des sources écrites, y compris dans la Bible… Les
gens utilisaient de grandes pierres comme symbole. Leur signification exacte
fait débat, mais tous les spécialistes s’accordent à dire qu’elles étaient
utilisées dans des contextes religieux »

Une empreinte du sceau du roi Ézéchiel découverte
lors des fouilles de l’Ophel au pied du mur sud du
mont du Temple
Le contexte dans lequel la massebah a
été découverte à Tel Eton suggère qu’elle était importante : elle était en
effet placée dans la plus grande pièce de la maison et, lorsque la porte était
ouverte, elle pouvait se voir de l’extérieur.
Le fait que la pierre ait été soigneusement recyclée et non
réduite en poussière pourrait également témoigner du fait que les résidents de
cette maison avaient fait en sorte de la traiter avec respect. Aucun autre artefact de la phase antérieure
n’a été découvert, alors même que les archéologues ont identifié plusieurs
objets de l’époque à laquelle le bâtiment a été détruit, à commencer par la
marmite qui se trouvait sur la plateforme et un pédiluve.
Pédiluve
- Deux statues en marbre vieilles d'environ 1
700 ans, représentant des personnages historiques du monde gréco-romain, ont
été mises au jour à Binyamina. Elles reposaient face
contre terre au fond d'une ancienne cuve de pressoir à vin. Elles avaient été
délibérément déposées, avec soin, sans doute pour les protéger, dans une cuve
creusée dans le roc qui servait autrefois à recueillir le jus de raisin lors
des vendanges.
deux sculptures en marbre
Selon le Dr Peter Gendelman,
spécialiste de la région de Césarée à l'Autorité des antiquités, ce type de
sculptures en marbre ornait à l'époque les grands édifices publics ou les
demeures fastueuses de l'élite romaine. Une villa cossue devait se dresser quelque
part dans les environs. La découverte s'inscrit par ailleurs dans une série de
trouvailles similaires
réalisées ces dernières années dans cette même région.
- Une grotte préhistorique vieille de 300 000 ans a été découverte ,
par des chercheurs de l’Autorité israélienne des antiquités et de l’Université
de Haïfa, à Furaydis, près de Zikhron
Yaakov, une découverte exceptionnelle qui pourrait
éclairer un chapitre clé de l’évolution humaine au Levant.
Les archéologues décrivent le site comme une véritable « capsule
temporelle », restée scellée pendant des centaines de milliers d’années. La
grotte appartient à la culture acheulo-yabroudienne, une période charnière de la préhistoire,
juste avant l’émergence et la diffusion des Néandertaliens et des humains
modernes.
Les fouilles ont révélé des outils en silex remarquablement
conservés, des ossements d’animaux - notamment de daims, de gazelles et
d’équidés - ainsi que des traces d’utilisation intensive du feu. Selon les
chercheurs, ces vestiges témoignent d’occupations humaines prolongées et de
modes de vie plus complexes qu’on ne le pensait jusqu’à présent.
- Alon Horowitz,
élève de 6ème à l'école primaire régionale « Ramat
Chorazin » relevant du conseil régional de Mevo'ot HaHermon en Haute
Galilée, a exhumé une pierre précieuse d'une rare beauté, datant de l'époque
romaine ou byzantine.
L'âge de la pierre, de type nicolo, une variété d'agate aux reflets bleu profond très
prisée dans l'Antiquité, est estimé à environ 1 500 ans. Selon le directeur des
fouilles, le Dr Ahiya Cohen-Tavor,
il s'agit d'une gemme de luxe couramment utilisée dans le monde romain pour
l'ornement ou comme pierre de sceau gravée sur des bagues, symbole de richesse
et de rang social élevé. « Des
trouvailles aussi intimes ouvrent une grande fenêtre sur la vie personnelle des
habitants de l'antique Chorazin, non seulement ses
bâtiments et ses rues, mais aussi leurs univers de beauté, de statut et de
liens humains ».
Le parc national de Chorazin
conserve les vestiges archéologiques d'un ancien et florissant village juif,
habité sans interruption depuis la période du Second Temple jusqu'à l'ère des Gueonim.
pierre précieuse
Inventions et découvertes
- Une nouvelle étude menée par Pr Haim Cohen et
les doctorants Ron Nagar et Zecharia
Schwartz à l'Université Bar-Ilan suggère que certaines modifications hépatiques
liées à l'âge pourraient être réversibles. Les chercheurs ont en effet stimulé
la protéine SIRT6, associée à la longévité, et ont ainsi restauré le
fonctionnement du foie. L'une des principales questions qui préoccupent les
chercheurs travaillant sur le vieillissement est de savoir si ce processus est
irréversible ou si certaines modifications cellulaires qui surviennent au fil
des ans peuvent encore être inversées. Il s’avère que le vieillissement ne se
résume pas à l'usure progressive de l'organisme, mais qu'il s'agit également
d'une transformation profonde de la façon dont les cellules lisent et activent
leur matériel génétique.
L'augmentation de l'expression de la protéine
SIRT6 influence la structure de la chromatine, c'est-à-dire la façon dont l'ADN
est organisé à l'intérieur de la cellule. La chromatine détermine quels gènes
sont activés et lesquels restent inactifs, et sa fonction se détériore avec
l'âge. Les chercheurs ont examiné comment la structure de la chromatine évolue
dans le foie au cours du vieillissement et ont constaté que SIRT6 contribue à
restaurer partiellement cette régulation, à réduire les processus
inflammatoires et à améliorer les voies métaboliques.
Pr Haim
Cohen : « Nous avons
précédemment démontré que la protéine SIRT6 joue un rôle clé dans la longévité
et que les souris génétiquement modifiées pour la surexprimer
vivent 30 % plus longtemps … Elle induit divers changements
positifs pour la santé : un risque de cancer réduit, une meilleure
composition sanguine, un métabolisme des sucres et des graisses plus efficace
et, bien sûr, une meilleure utilisation des réserves énergétiques. Lorsque nous
sommes jeunes et en pleine forme, nous savons comment trouver et utiliser les
sources d'énergie de notre corps. Avec l'âge, nous échouons dans ce processus.
Cette protéine le permet »
Selon Cohen, des études antérieures menées
auprès de centenaires ont également établi un lien entre cette protéine et la
longévité. « Chez ces individus, les
chercheurs ont découvert une variante plus active de SIRT6 », a-t-il
déclaré. L’étude actuelle poursuit ces recherches, mais pose une question
différente : SIRT6 peut-elle influencer non seulement la durée de vie et les
marqueurs métaboliques, mais aussi l’un des mécanismes fondamentaux du
vieillissement cellulaire, à savoir la façon dont l’ADN est conditionné, ouvert
et fermé pour être lu dans le foie vieillissant ?
- Shira Biton, Ido Amir, Shira Shafurker et Almog Darso, 4 élèves d'un
établissement scolaire de Yavné ont mis au point une
souris d'ordinateur utilisable avec les pieds, destinée aux personnes amputées
des deux mains.L'invention consiste en un système
dans lequel est intégrée la souris : de simples mouvements du pied permettent
de la déplacer, tandis que chaque pression du pied correspond à un clic.
Simple, intuitif, et conçu pour restituer une autonomie réelle.
- Les drones à
vision subjective (FPV) et à fibre optique sont peu coûteux et
visent avec davantage de précision et peuvent emporter entre un et six kilos
d'explosifs.
Le repérage du drone FPV à fibre optique est
quasi-impossible du fait d’une signature radar minimale, des trajectoires de
vol erratiques et la capacité d'opérer à basse altitude. Après des attaques de
drones par le Hezbollah, ayant provoqué 3 morts et une centaine de blessés,
Tsahal a essayé de couvrir de filets les véhicules blindés et les chars. Mais
en attendant un repérage ou une solution
efficace, Tsahal doit créer une zone tampon de 15 km, vidée des terroristes,
limite des FPV. Un jeune ukrainien est parvenu à sectionner la fibre de
guidage, provoquant la chute du drone.
La société Rafael a développé le système
laser « Magen Or » qui doit
permettre de contrer les drones à fibre optique capables d’échapper aux cyberattaques. Ses chercheurs ont trouvé le moyen de
contourner la résistance de l’air et la dispersion du laser dans l’atmosphère.
Dr Yuval Steinitz, président de Rafael :
« Les performances du laser sont
excellentes. Il peut abattre des drones, des missiles et des roquettes à courte
portée. Nous l’avons démontré avec succès lors de tous les tests. Le problème
avec les drones, c’est parfois la détection : ils sont si petits qu’il est
difficile de les repérer avant qu’ils ne soient très proches, et ensuite, il
est difficile de les abattre »
Rotem Rogovsky, PDG de SkyPro :
« Notre entreprise a été créée pour
répondre à ces menaces. Nous avons développé une solution technologique qui a
passé avec succès la phase pilote et a prouvé son efficacité. Ce domaine de la
défense étant sensible, nous restons discrets et ne pouvons pas divulguer de
détails techniques, mais cette solution va révolutionner la protection de nos
soldat…. Ce n'est pas un drone. C'est
un système capable de neutraliser la menace de la fibre optique, une menace
inédite »
Ido Buchwalter, chef de produit de l'entreprise SkyPro : « La prochaine guerre se déroulera avec des
robots et des essaims de drones sophistiqués, difficiles à intercepter. Le
principal problème, c’est leur accessibilité : on peut acheter des pièces
détachées sur AliExpress, les assembler chez soi et y
fixer une charge explosive, alors que le coût de leur neutralisation est 20
fois supérieur à celui du drone lui-même. Il faut absolument changer la donne. »
- L'Institut Weizmann a créé
un outil statistique pour détecter la vie en dehors de la Terre, par l’analyse
de la diversité des groupes moléculaires. Il équipera la sonde israélienne
Eureka, qui doit rejoindre une lune de Jupiter dans les années 2030.
L’équipe
prévoit d’utiliser cette méthode sur Eureka, un concept de sonde spatiale
israélienne actuellement en cours de conception par les chercheurs de
l’Institut Weizmann en collaboration avec l’Israel Aerospace Industries (IAI). Eureka
devrait explorer Europa, la plus
petite des quatre grandes lunes de
Jupiter, à la recherche de signes de vie au début des années 2030.
Europa, une lune glacée de Jupiter, dont l'océan souterrain pourrait
abriter une forme de vie extraterrestre.
sonde Jupiter
Dr.
Gideon Yoffe, chercheur
principal : « Il s’agit des
éléments constitutifs de la vie. C’est ce que nous recherchons dans le système
solaire et au-delà… Notre
approche fait partie des très rares moyens permettant de déterminer si des
molécules, qui se forment aussi bien par des processus biologiques que non
biologiques, ont été créées par la vie »
Les
scientifiques ont recherché des biosignatures,
c’est-à-dire des traces chimiques ou physiques considérées comme des empreintes
de la vie. Ces traces permettent aux scientifiques de distinguer la matière
vivante de la matière inerte.
Dr.
Gideon Yoffe : « Ces molécules à base de carbone constituent
les protéines, l’ADN et les membranes cellulaires, sur lesquelles repose toute
vie sur Terre »
Les
engins spatiaux ne sont pas en mesure d’emporter de lourds équipements
scientifiques dans l’espace. De plus, les échantillons de matière organique
extraterrestre peuvent se dégrader, être contaminés ou être très rares. De
nombreuses méthodes actuelles de recherche de vie extraterrestre sont limitées,
car elles nécessitent soit un traitement complexe de la matière organique, soit
des méthodes d’analyse très spécifiques. Ce travail ne peut actuellement pas
être réalisé dans l’espace à un coût raisonnable.
Mais
la méthode de Yoffe s’appuie sur des données et des
statistiques et quantifie les motifs statistiques au sein de groupes de
molécules, tels que les acides aminés. «En
s’appuyant uniquement sur ces informations, sur ce seul schéma statistique, la
méthode permet de distinguer les groupes de molécules d’origine biologique de
ceux d’origine non biologique », a déclaré Yoffe.
La
méthode de l’équipe scientifique allie l’astrobiologie et la science des
données. Elle a été testée sur plus de cent échantillons organiques et
inorganiques, notamment des matériaux provenant de roches terrestres vieilles
de trois milliards d’années, de coquilles d’œufs de dinosaures et de plumes de
ces derniers fossilisées dans de l’ambre. Elle a également permis d’examiner
des échantillons prélevés dans l’espace sur deux astéroïdes.
Défense
- Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a approuvé
l’attribution du Prix de la sécurité d’Israël 2026 à cinq projets considérés
comme déterminants dans le maintien de la supériorité technologique et
opérationnelle.
- Un système d’armement développé en Israël et utilisé dans la campagne
contre l’Iran, auquel est attribuée une contribution stratégique majeure ;
- Une technologie opérationnelle classifiée
du Mossad, développée avec Israel Aerospace Industries et l’armée de l’air, qui
a renforcé les capacités de renseignement et d’action de l’organisation ;
- Le programme des satellites
d’observation « Ofek 13 » et « Ofek
19 », qui permettent une collecte de renseignement continue et sont présentés
comme une avancée majeure en matière de performances, de volume et de poids
;
- Une solution technologique développée par l’unité 81 du renseignement
militaire israélien pour répondre à un défi opérationnel complexe auquel les
services de sécurité étaient confrontés depuis plusieurs années.
- Pour protéger les drones dans des
environnements contestés, la start-up de défense Rafael dévoile Storm Shield, une
suite de guerre électronique (GE) compacte conçue pour donner aux véhicules
aériens sans pilote le type de capacité de survie réservé aux aéronefs
pilotés.
Dévoilé
lors de la conférence AOC sur la guerre électronique à Helsinki, le système est
conçu pour protéger les drones opérant dans des environnements d'interdiction
d'accès/de zone (A2/AD).
Bien
que les drones aient gagné en capacités en matière de capteurs, d'endurance et
d'autonomie, ils restent largement vulnérables aux réseaux de défense aérienne
modernes. Avec le développement des systèmes radar, des dispositifs de
détection passive et des contre-mesures électroniques, les drones dépourvus de
protection active sont devenus particulièrement vulnérables au moment même où
l'on leur demande d'assumer une part croissante des responsabilités
opérationnelles.
Le
système Storm Shield de Rafael est une
suite de guerre électronique légère et entièrement autonome qui
surveille en permanence le spectre électromagnétique, détecte et analyse les
émissions hostiles et y répond par des techniques de leurre adaptées. Son
architecture offre une couverture à 360 degrés, garantissant une protection
continue quelle que soit l'orientation ou les manœuvres de la plateforme, un
facteur essentiel pour les drones effectuant des missions ISR dynamiques ou des
frappes.
Ces
capacités, déjà validées en conditions opérationnelles de combat, ont été
miniaturisées pour répondre aux contraintes strictes de taille, de poids et de
consommation énergétique des plateformes sans pilote. Entièrement programmable,
le système permet des configurations logicielles adaptées à chaque mission, et
sa conception modulaire facilite son intégration à une large gamme de drones.
La
large couverture de fréquences du système lui permet de contrer un large
éventail de menaces radar, tandis que ses capacités de radiogoniométrie
favorisent l'autoprotection et une meilleure connaissance de la situation. Son
fonctionnement autonome réduit la charge de travail de l'opérateur, permettant
aux drones de réagir plus rapidement que les systèmes nécessitant une
intervention humaine.
- Elbit
Systems adévelppé
une nouvelle arme, un laser aéroporté destiné à intercepter les drones, les
missiles de croisière et autres menaces, depuis des hélicoptères. Développé
conjointement par le ministère de la Défense, ce système laser détachable
permettra, à terme, aux hélicoptères de combat d’intercepter des cibles
aériennes et de frapper des cibles terrestres grâce à un faisceau laser
focalisé.
Oded Ben David, vice-président des technologies chez Elop,
au sein de la division Renseignement et Aérospatiale d’Elbit
Systems : « La technologie qui
s’est développée à l’échelle mondiale est celle des lasers à fibre optique. Au
lieu d’un seul laser de grande taille, le système est composé d’un grand nombre
d’unités laser interconnectées pour former un faisceau puissant. Les lasers que
nous utilisons dans le domaine de la défense sont constitués de nombreux
lasers. Chacun d’eux développe une puissance supérieure à mille watts ; nous
les appelons amplificateurs. Pour obtenir 10 kilowatts, il faut 10 amplificateurs,
et pour 100 kilowatts, il en faut 100 »
Le principal avantage du laser aéroporté
réside dans son fonctionnement au-dessus de la plupart des couches d’air qui
perturbent le faisceau laser. Près du sol, la chaleur, l’humidité et les
courants d’air créent des turbulences qui dispersent le faisceau et réduisent
son efficacité. En haute altitude, l’air est plus stable, ce qui permet au
faisceau de mieux conserver sa puissance et sa précision sur de longues
distances. « Avec un système au sol, les
turbulences sont très problématiques. Une fois en l’air, c’est beaucoup plus
simple », explique Ben David.
- Fondée il y a six ans, la société Esh-Tech, basée à Omer, a développé Dronelight,
un système d'interception laser portable à faible consommation d'énergie et à
réaction rapide. Le
laser d'Esh-Tech est un laser pulsé et non un laser à
fibre optique. Cela signifie qu'un centième de seconde suffit pour atteindre sa
cible avec précision. D'une puissance de quatre kilowatts, il peut détruire une
cible jusqu'à un kilomètre de distance.
Le
système projette des centaines de minuscules faisceaux, de la taille d'une
pièce de monnaie, sur la cible. Lorsqu'un faisceau atteint sa cible, d'autres
faisceaux sont dirigés vers elle et l'énergie concentrée la détruit instantanément.
Face
à la future menace des drones de grande envergure, son avantage ce sont
les attaques en essaim, contre lesquelles Iron Beam aura du
mal, du fait de son mode de fonctionnement séquentiel et de sa capacité à
passer d'une cible à l'autre.
Grâce
à la méthode de tir en rafale de Dronelight, il
suffit d'une ou deux secondes pour abattre un drone avant de passer à
la menace suivante. Ainsi, 30 menaces peuvent être interceptées en une minute,
contre seulement quatre avec les systèmes laser actuels. Le coût est également
bien moindre, à environ 0,10 NIS par minute de fonctionnement. La faible
puissance du Dronelight contribue à sa compacité et à
sa portabilité.
Environnement- Société
- La population
d'Israël dépasse les 10,2 millions d'habitants à la veille de la fête de
l'Indépendance, dont plus d'un quart a moins de 14 ans.
La population a augmenté de 146 000 habitants en un an, avec
177 000 naissances et 21 000 nouveaux immigrants ; les Juifs
représentent 76 % des résidents, les Arabes 21 %, tandis qu’Israël
demeure un pays relativement jeune et figure parmi les 10 pays les plus heureux
du monde.
- Nous
passons 80 à 90 % de notre temps à l'intérieur, et une mauvaise qualité de
l'air intérieur peut être mortelle. Elle est considérée comme l'un des risques
les plus importants pour la santé à l'échelle mondiale, notamment du fait de
l’utilisation du bois, du kérosène ou du charbon pour cuisiner et se chauffer.
Dans les pays développés la mauvaise qualité de l’air est aussi imputable au
dioxyde d'azote provenant des cuisinières à gaz, aux moisissures et au rejet de
composés organiques volatils et autres gaz par les produits manufacturés, en
particulier les meubles neufs, les revêtements de sol, les peintures et les
plastiques.
Cette
pollution déclenche ou aggrave les cardiopathies ischémiques et les accidents
vasculaires cérébraux, la bronchopneumopathie
chronique obstructive (BPCO), les infections des voies respiratoires
inférieures chez l'enfant, le cancer du poumon et même la démence.
Des
chercheurs de l'Université hébraïque de Jérusalem suggèrent que les murs
végétaux verticaux offrent une solution naturelle. VertINGreen est la nouvelle technologie développée, qui résout ce problème grâce à
l'intelligence artificielle, aux données sur les plantes et à la télédétection.
Cette technologie permet à la fois de prédire les performances des murs
végétaux avant leur installation et de surveiller leur état en temps réel.
La
vue sur la verdure a un impact direct sur la physiologie et la psychologie
humaines : elle réduit le stress et les symptômes psychologiques négatifs,
augmente l'abondance et la diversité des bactéries bénéfiques sur la peau et
améliore la productivité des employés de bureau.
Les murs
végétaux verticaux passent du statut d'éléments décoratifs à celui de systèmes
environnementaux intelligents et réactifs.
Yehuda Yungstein et le Dr David Helman
ont développé cette plateforme web innovante qui transforme les murs végétaux
verticaux, d'éléments décoratifs, en systèmes environnementaux intelligents et
réactifs. Selon eux, cela en fait un outil fiable, efficace et évolutif pour
améliorer la qualité de l'air et réduire la consommation d'énergie. Ce système
peut remplacer l'air filtré, recyclé et refroidi, un processus énergivore, dans
les tours de bureaux et les bâtiments publics modernes.
Dr David Helman : « Nous avons développé une application web, vertingreen.streamlit.app, afin de fournir aux architectes, aux ingénieurs et aux gestionnaires d'immeubles les outils nécessaires pour intégrer pleinement la nature à l'intérieur des bâtiments. Nous encourageons les communautés scientifiques et le grand public à tester et à utiliser notre solution VertINGreen pour la planification, l'expérimentation et le suivi des murs végétaux intérieurs »,
Santé
- Dans une première mondiale,
des médecins ont administré une thérapie génique dans le cerveau d’un bébé de
huit mois atteint d’une forme rare et potentiellement mortelle d’épilepsie
génétique. Réalisée à l’hôpital pour enfants Schneider de Petah
Tikva, l’intervention, a permis d’introduire des
copies fonctionnelles du gène essentiel manquant.
Pr
Rami Aqeilan, du Centre Lautenberg
pour l’immunologie et la recherche sur le cancer de la Faculté de médecine
de l’Université hébraïque de Jérusalem,
est à l’origine des travaux ayant conduit à cette avancée, grâce à ses
recherches sur le gène WWOX.
Les
enfants nés avec cette grave anomalie génétique souffrent d’épilepsie
réfractaire, présentent des retards de développement profonds et ont un risque
élevé de décès prématuré. Bien que des mutations de ce gène soient observées
dans le monde entier, la mutation spécifique traitée dans ce cas est
particulièrement répandue chez les Juifs d’origine yéménite.
Illustration
conceptuelle de l'administration du gène WWOX aux neurones par le vecteur AAV9,
représentant la première application clinique d'une thérapie génique visant à
restaurer la fonction du gène WWOX dans le cerveau d'un nourrisson atteint du
syndrome de WOREE.
« Ce qui a commencé comme un effort
scientifique visant à comprendre la fonction biologique d’un gène est désormais
devenu un traitement potentiel pour les enfants souffrant de l’une des
formes les plus graves d’épilepsie », a expliqué le Pr. Aqeilan.
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Sources:
IsraelValley, SiliconWadi,
… -- contribution: Albert SOUED
La série de Tsedek-Info est en ligne à http://www.nuitdorient.com/n40a.htm
--© www.nuitdorient.com par le groupe boaz,copyright autorisé sous réserve de mention du site